Un monde où hommes et femmes seraient sur un pied d'égalité

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Salaire, sécurité, perspectives d'évolution – sur différents plans, les femmes restent souvent moins bien loties que les hommes. Combien d'organisations peuvent aujourd'hui honnêtement affirmer ne pas avoir de plafond de verre qui empêche les femmes d'accéder au sommet de leur hiérarchie ? La Journée internationale de la femme du 8 mars est l'occasion pour nous tous de faire le point sur la question et de réfléchir aux changements qui s'imposent dans notre société.

Par le passé, l'ISO a profité de cette journée pour mettre en lumière la contribution des femmes, personnalités dirigeantes et expertes, dans l'univers de la normalisation, jusqu'à présent plutôt masculin. Leurs parcours montrent les avancées qui ont été faites, mais aussi les progrès qu'il reste à réaliser.

Il y a quelques années, dans le cadre de l'ISO, des parties prenantes de divers horizons – industrie, gouvernement, recherche, ONG, etc. – se sont réunies pour examiner la question de la responsabilité sociétale et en établir les enjeux. Loin de s'embourber dans une réflexion philosophique abstraite, les centaines d'experts venus du monde entier ont travaillé d'arrache-pied jusqu'à ce qu'ils dégagent des lignes directrices jugées suffisamment concrètes et réalistes à leurs yeux pour pouvoir être suivies par des organisations. Telle est la genèse d'ISO 26000, où l'égalité hommes-femmes occupe une place importante. 

Selon la norme, il existe une relation positive entre l'égalité hommes-femmes et le développement économique et social. C'est la raison pour laquelle l'ONU l'a inscrite comme l'un de ses Objectifs de développement du millénaire. Les discriminations ont un impact négatif sur les individus, les familles, les communautés et les sociétés, car elles en limitent le potentiel. C'est pourquoi l'égalité hommes-femmes est un élément central de la responsabilité sociétale. Pour lutter contre les préjugés et promouvoir la parité, les organisations doivent être attentives à différents aspects :

  • bonne répartition hommes/femmes dans les structures de gestion et de gouvernance
  • égalité de traitement pour le recrutement, l'attribution des tâches, la formation, les possibilités d'avancement et les salaires
  • rémunération égale à travail égal
  • même prise en compte des besoins des hommes et des femmes dans les décisions et activités (en examinant, par exemple, les stéréotypes dans la communication)
  • même prise en compte des besoins respectifs des hommes et des femmes sur le lieu de travail, et en terme de sécurité et de santé collective
  • l'égalité des prestations pour la défense des intérêts et les projets de développement des communautés, en s'efforçant de corriger les inégalités

Heureusement, les temps changent. Dans le monde entier, de plus en plus d'hommes et de femmes dénoncent ces inégalités. Reconnaître l'existence du problème est un bon début. Mais, en ce 8 mars 2014, ce n'est plus suffisant et il est plus que temps de passer à l'action. Un autre monde, où hommes et femmes seraient sur un pied d'égalité, est possible, à condition de le vouloir.

Bonne journée internationale de la femme !


Maria Lazarte
Maria Lazarte

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