Pour la quatrième année consécutive, l'ISO a participé à la réunion annuelle du Forum économique mondial (WEF). Elle était représentée cette année par le Secrétaire général adjoint de l'ISO, Kevin McKinley, qui a apporté son concours actif à de nombreuses sessions traitant de thèmes où les Normes internationales offrent des solutions pour relever les défis mondiaux.

La 39e réunion annuelle du WEF, qui a eu lieu du 28 janvier au 1février 2009 à Davos, Suisse, avait pour thème «Redessiner le monde de l'après-crise». Elle devait servir de catalyseur pour concevoir une approche plus inclusive, intégrée et systématique à même de redresser la situation mondiale.

Cette année, le forum a réuni quelque 2 500 participants de 96 pays, dont 41 chefs d'État ou de gouvernement et un nombre record de plus de 1 400 dirigeants d’entreprises de premier plan dans le monde. La réunion était organisée autour de six axes programmatiques:

  • Promouvoir la stabilité du système financier et relancer la croissance économique mondiale
  • Assurer une gouvernance mondiale, régionale et nationale efficace sur le long terme
  • Traiter les enjeux de la durabilité et du développement
  • Forger les valeurs et les principes de leadership pour le monde de l'après-crise
  • Catalyser la prochaine vague de croissance mondiale par l'innovation, les sciences et les technologies
  • Comprendre les implications pour les modèles de l'industrie

Avec une économie mondiale qui subit le repli le plus grave de ces 40 dernières années, les leaders mondiaux ont examiné la nécessité de trouver un équilibre entre des mesures immédiates et des mesures à plus long terme. Un accord s'est dégagé sur le fait que les gouvernements doivent tout d’abord intervenir par des mesures fiscales pour rétablir le commerce et une conjoncture positive, et qu'à plus long terme, des investissements publics et privés seront nécessaires dans les domaines de l'efficacité énergétique, des énergies renouvelables et du changement climatique.

Le manque de confiance sur les marchés a également été un thème prédominant de la réunion, de même que la nécessité manifeste d'un comportement d'entreprise responsable, d'une évaluation plus réaliste des risques et d'une surveillance appropriée des marchés financiers.

Kevin McKinley a en effet souligné que «les contributions de l'ISO à ces enjeux sont déjà importantes. Les Normes internationales fournissent un lexique global commun pour les questions liées au commerce, à la santé, à la sûreté, à la sécurité, à la communication et aux enjeux interdépendants que sont le changement climatique, l'énergie, l'eau et le développement.

L’importante collection de normes ISO relatives aux essais, à l'échantillonnage et à la mesure donne des outils de comparaison permettant d’obtenir la confiance dans les résultats et d’améliorer ainsi la sécurité alimentaire et l’alimentation, le bien-être et l’efficacité du commerce.

La normalisation ISO concernant les bonnes pratiques de management définit des cadres pour améliorer le management de la qualité, la performance environnementale, la prise de décision basée sur l’évaluation des risques, la continuité de l’activité économique et la responsabilité sociétale.

Enfin les normes ISO relatives à l'évaluation de la conformité contribuent à renforcer la cohérence et la confiance mondiales dans les résultats de l'inspection, de la certification et de l'accréditation.»

Dans une session interactive sur le thème «Remailler le filet de la sécurité alimentaire», le Secrétaire général adjoint de l’ISO s'est exprimé sur les enjeux mondiaux de sécurité alimentaire auxquels les pays développés et les pays en développement doivent faire face. Il a montré aux leaders mondiaux comment des normes pluripartenaires, consensuelles et d'application volontaire peuvent compléter les mesures de sécurité alimentaire prises par les gouvernements et appliquées par l'industrie.

Aux côtés de Kevin McKinley, les autres intervenants étaient notamment le PDG de Burger King Corporation, le PDG de General Mills, le Ministre de l'agriculture de Tanzanie et un grand spécialiste des questions de sécurité alimentaire. Le modérateur de la session était Joost Martens, Directeur général de Consumers International.

Le recours à des normes ISO consensuelles d'application volontaire a également été évoqué comme un moyen efficace de mettre en œuvre les meilleures pratiques pour traiter de questions sociales plus larges. Dans une autre session, les intervenants ont examiné les progrès réalisés au cours des 10 années qui ont suivi l'annonce du «Pacte mondial» des Nations Unies à Davos par Kofi Annan, alors Secrétaire général de l'ONU. Les intervenants ont reconnu le bien-fondé, pour le monde contemporain, d'une Norme internationale comme la norme ISO 26000 sur la responsabilité sociétale.

Dans le prolongement de Davos 2009, des Normes internationales ISO existantes ou futures aideront les entreprises à surmonter la crise économique et pourront contribuer à guider leurs activités pour une stabilité retrouvée et une réussite pérenne.

Les normes ISO peuvent aider l'économie mondiale à :

  • améliorer la qualité des produits/services;
  • diminuer les coûts des activités et des transactions en dégageant une plus grande efficacité opérationnelle;
  • réduire les reprises et les erreurs;
  • restaurer un climat de confiance et accroître la confiance des clients;
  • garantir la compatibilité des produits/services; et
  • fournir des produits et services conformes à la réglementation applicable.

L’urgence des défis évoqués à Davos incitera aussi l'ISO à orienter son propre examen des priorités dans le cadre de son plan stratégique 2011–2015. Une consultation des membres de l'ISO et des principales organisations internationales débutera ces prochaines semaines pour définir les orientations que devra prendre la normalisation internationale non seulement pour faire face à la crise actuelle, mais aussi pour assurer un avenir durable pour tous.