La Journée mondiale de l’alimentation est organisée par l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l'agriculture (FAO) chaque année le 16 octobre. L'événement donne l’occasion d’attirer l’attention sur les souffrances des 862 millions de personnes sous-alimentées que compte la planète – un nombre qui, selon la FAO, pourrait augmenter si la menace du réchauffement global et les conséquences d'une demande croissante de bioénergies ne sont pas abordées de front.

Les normes environnementales de l’ISO sont des outils pratiques pour aborder ces enjeux, notamment: l’ISO 14001, devenue le référentiel mondial pour des systèmes de management environnemental, l’ISO 14064, qui spécifie les exigences relatives à la quantification, à la surveillance et à la déclaration des émissions de gaz à effet de serre (GES) et l'ISO 14065, qui spécifie les exigences d'accréditation pour les organismes procédant à la validation ou à la vérification des déclarations d'émissions de GES.

Pour Alan Bryden, Secrétaire général de l'ISO, «l’atténuation du changement climatique, l'efficacité énergétique, l'approvisionnement en eau et la sécurité alimentaire sont des enjeux interdépendants – que l'ISO aborde par ses normes existantes et ses travaux en cours.»

Les questions directement liées à l’alimentation sont principalement abordées par l’ISO/TC 34, le comité technique de l'ISO qui élabore les normes sur les produits alimentaires. Le comité propose actuellement 725 normes et documents connexes.

Ses travaux couvrent la quasi totalité des produits agroalimentaires pour l’alimentation humaine et animale, des fruits aux céréales, aux volailles et au café, pour n’en citer que quelques-uns. Environ 65 % de ses normes concernent les méthodes d’essai et d’analyse et s’adressent directement aux producteurs et industriels de l’agroalimentaire, aux laboratoires, aux négociants/distributeurs, aux consommateurs et aux organismes réglementaires.

Voici certains des travaux menés par l'ISO ces dernières années qui se rapportent aux préoccupations de la Journée mondiale de l’alimentation :

  • un nouveau sous-comité de l'ISO/TC 34, chargé d’élaborer des normes sur le sujet d’actualité des biomarqueurs;
  • les normes de la série ISO 22000 sur la sécurité des chaînes d'approvisionnement alimentaire, normes déjà mises en application par 4 000 organismes environ dans 93 pays à la fin de 2007;
  • les normes pour la détection des organismes génétiquement modifiés et des produits alimentaires dérivés;
  • des lignes directrices sur les déclarations relatives à la teneur en certains ingrédients pour aider les consommateurs à savoir ce qu’ils consomment;
  • la réduction des déchets par des méthodes biotechnologiques et l’amélioration de la transformation des déchets pour la fabrication de nouveaux produits à valeur ajoutée.

Cinquante-quatre pays participent aux travaux de l'ISO/TC 34 et cinquante-trois autres ont le statut d'observateurs. Les représentants de ces pays se réuniront les 16 et 17 octobre 2008 pour une réunion plénière à Paris, France. Cette réunion donnera l’occasion d’examiner les projets en cours et de proposer de nouveaux domaines de travail, aussi bien que de traiter de questions organisationnelles et administratives.

D'autres comités de l'ISO développent des normes qui peuvent contribuer aux objectifs de la Journée mondiale de l’alimentation, y compris l’ISO/TC 234, un comité récemment constitué pour élaborer des normes sur les pêches et l’aquaculture dans une perspective de développement durable.

L'ISO a établi des relations de partenariat étroites avec de nombreuses institutions spécialisées des Nations Unies concernées par les problématiques alimentaires, notamment l'Organisation mondiale de la santé (OMS), la FAO et la Commission du Codex Alimentarius (CAC), qui participent en qualité d’organisations en liaison à un certain nombre de comités de l'ISO.

Autre exemple remarquable de partenariat, celui établi entre l’ISO et la Fédération internationale de laiterie (FIL), qui travaillent de concert pour préparer et publier des méthodes d’analyse. Après les récentes inquiétudes concernant la présence de mélamine dans des produits laitiers, la FIL et l'ISO étudient ensemble comment traiter de ce problème au moyen des normes qu'elles élaborent.