Amandeep Singh Gill, Sous-secrétaire général et Envoyé spécial du Bureau des Nations Unies pour les technologies numériques et émergentes, a ouvert aujourd’hui l’atelier inaugural de renforcement des capacités de l’ISO sur l’IA et les normes, organisé en parallèle du Sommet 2025 AI for Good à Genève.
Cet atelier marque le lancement de la première initiative mondiale de renforcement des capacités de l’ISO sur les politiques et les normes en matière d’IA, réunissant des délégués de 16 membres de l’ISO issus à la fois de pays développés et en développement. Il s’inscrit dans le cadre d’une série d’ateliers qui se tiendront dans la perspective du Sommet international sur les normes sur l’IA 2025, qui se tiendra à Séoul, en République de Corée, en décembre prochain.
L’objectif : faire en sorte que tous les pays, quel que soit leur niveau de maturité technologique, puissent façonner de façon significative et mettre en œuvre les Normes internationales qui régissent les systèmes d’IA dans le monde entier.
L’Envoyé technique des Nations Unies, Amandeep Gill, a déclaré :
Ce dont nous avons besoin, c’est de plus d’alignement, plus de discussions, plus de clarté, en un sens, à travers le travail qui se fait, le développement d’un vocabulaire commun, le déclenchement de ce changement vers le paradigme sociotechnique.
L’engagement de l’ISO à favoriser une collaboration plus étroite entre les organismes nationaux de normalisation, les régulateurs de l’IA et la communauté mondiale de la normalisation est au cœur de cette démarche. En permettant aux pays de prendre systématiquement en compte les normes dans le cadre de leurs efforts en matière de politique d’IA, cette initiative favorise les bonnes pratiques réglementaires ainsi qu’une conception et une gouvernance responsables de l’IA, sans entraver la croissance du marché.
La présence de M. Gill envoie un message clé du Sommet AI for Good de cette année : la gouvernance de l’IA doit être inclusive, coordonnée et ancrée dans des Normes internationales. Dans un monde où les technologies de l’IA évoluent rapidement, de nombreux pays risquent de prendre du retard, non pas par manque d’ambition, mais en raison d’un accès inégal à l’expertise et aux capacités institutionnelles.
Il est essentiel d’aborder les dimensions sociotechniques de l’IA, à savoir la manière dont les systèmes technologiques interagissent avec les valeurs sociétales, les comportements, les institutions et l’environnement, pour instaurer la confiance et faire en sorte que personne ne soit laissé pour compte. L’atelier jette par ailleurs les bases d’une innovation responsable et d’une communauté économique solide dans le domaine de l’IA.
Amandeep Singh Gill, Sous-secrétaire général et Envoyé spécial du Bureau des Nations Unies pour les technologies numériques et émergentes.
Organisé parallèlement au Sommet 2025 AI for Good (8-11 juillet), cet atelier reflète l’engagement de l’ISO à combler le fossé des capacités et à donner un élan au Sommet international sur les normes sur l’IA qui se tiendra à Séoul. Il est conçu pour renforcer la capacité des pays à naviguer dans l’écosystème complexe de l’IA, à identifier les principales lacunes politiques et réglementaires et à prendre en compte les Normes internationales dans la manière dont l’IA est développée et déployée.
« Nous serons très heureux d’apporter le soutien des Nations Unies à cette initiative, car les normes sont importantes pour la gouvernance de l’IA », déclare M. Gill. Et d’ajouter « Elles permettront de s’assurer que l’IA bénéficie à tout le monde, et pas seulement à quelques-uns. Dans ce contexte, je suis très heureux de voir que l’ISO, l’IEC et l’UIT prennent les devants du Sommet de Séoul. »
Un principe simple est au cœur de l’approche de l’ISO : l’IA ne peut être « pour le bien » que si sa gouvernance est responsable, si elle s’inscrit dans une perspective sociotechnique et si elle est inclusive à l’échelle mondiale. En l’absence de cadres communs et de feuilles de route interopérables, la confiance dans l’IA restera inégale, tout comme ses avantages.
Le Sommet 2025 AI for Good réunira plus d’un millier d’experts en IA, de décideurs politiques et d’innovateurs du monde entier. Parallèlement aux conférences plénières et aux expositions présentant la robotique, l’art de l’IA et l’innovation chez les jeunes, des ateliers comme celui d’aujourd’hui construisent l’infrastructure de confiance qu’exige la gouvernance de l’IA.