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Cette année, la Journée des droits de l’homme est axée sur l’impact de la COVID-19 et met l’accent sur les mesures qui nous permettront de nous rétablir pleinement et de reconstruire un monde meilleur, plus résilient, plus juste et plus durable. 

La Journée des droits de l’homme est célébrée chaque année le 10 décembre, jour anniversaire de l’adoption en 1948 par l’Assemblée générale des Nations Unies de la Déclaration universelle des droits de l’homme (DUDH). La société a beaucoup évolué depuis, surtout ces neuf dernières années avec le recours aux Principes directeurs de l’ONU relatifs aux entreprises et aux droits de l’homme. Mais le chemin à parcourir est encore long. L’ISO, qui se mobilise en faveur d’une société reconnaissant pleinement l’importance des droits de l’homme, aide d’autres à jouer leur rôle en établissant des Normes internationales contribuant directement aux droits de l’homme ainsi qu’à la réalisation des Objectifs de développement durable (ODD). 

Cette année, la COVID-19 a remis en question notre mode de réflexion et d’action en tant que société mondiale. La pandémie a révélé des faiblesses inhérentes à notre façon de procéder et a fait ressortir de nouveaux domaines sur lesquels nous devrons nous concentrer à l’avenir. L’ONU, qui organise cette Journée internationale commémorative, mesure parfaitement l’ampleur des défis à relever : 

Nous n’atteindrons nos objectifs mondiaux communs que si nous sommes capables de créer l’égalité des chances pour tous, de remédier aux échecs qui ont été mis en lumière par la COVID-19 et qui ont favorisé la crise, et d’appliquer les normes relatives aux droits de l’homme pour lutter contre les inégalités, l’exclusion et la discrimination profondément ancrées, systématiques et intergénérationnelles.  

Il ne fait guère de doute que bon nombre d’entreprises et de particuliers auront du mal à se relever de la crise provoquée par la pandémie de la COVID-19. Alors que l’année 2020 touche à sa fin, on attend avec un optimisme prudent la possibilité d’un vaccin contre la COVID-19. Mais l’épidémie est loin d’être jugulée et la pleine mesure de l’impact économique de la COVID n’est pas encore établie. Dans de nombreux cas, la crise a permis de mettre en évidence des faiblesses dans les systèmes, les institutions et les organisations, d’en tester les limites, et souvent de les dépasser. 

Les droits de l’homme et le dÉveloppement durable

Dans ce contexte où le public, les chefs d’entreprise et les gouvernements évaluent l’ampleur des dégâts, les visionnaires se demandent comment reconstruire en mieux. L’objectif des Nations Unies est de veiller à ce que, dans la recherche de solutions pour reconstruire en mieux, les droits de l’homme soient au cœur des efforts de relèvement. Alors que les dirigeants du monde entier s’attaquent à un problème imprévu d’importance majeure, il est temps de se pencher sur les fondamentaux, et l’ONU dresse une liste claire des mesures à prendre pour aborder la tâche : mettre fin à toute forme de discrimination ; lutter contre les inégalités ; encourager la participation et la solidarité ; promouvoir le développement durable. Dans nombre de ces domaines, les Normes internationales peuvent manifestement apporter leur concours. 

Les droits de l’homme sont au cœur des ODD : sans dignité humaine, nous ne pouvons espérer générer un développement durable. Les droits de l’homme sont favorisés par les progrès dans la réalisation de tous les ODD, et cette dernière est favorisée par les avancées en matière de droits de l’homme. En aidant les membres de l’ISO à tirer le meilleur parti de la normalisation internationale et à assurer l’adoption des normes ISO, nous contribuons à atteindre les objectifs de développement durable des Nations Unies. 

Les dimensions environnementale, sociale et économique sont toutes directement traitées par des normes ISO. Les organisations et les entreprises soucieuses de contribuer aux ODD trouveront dans les Normes internationales des outils efficaces pour les aider à relever le défi. Pour chaque ODD, l’ISO a identifié les normes les plus utiles. Sachant que le catalogue des normes ISO couvre pratiquement tous les sujets possibles et imaginables, des solutions techniques aux systèmes pour gérer processus et procédures, le nombre de normes ISO correspondant à chacun des ODD est impressionnant. 

Depuis dix ans, les droits de l’homme sont au cœur de la responsabilité sociétale  

ISO 26000, la Norme internationale relative à la responsabilité sociétale est l’une des normes ISO les plus reconnues et largement utilisées. L’année 2020 marque le dixième anniversaire de sa première publication. Depuis lors, elle a aidé à intégrer les Principes directeurs de l’ONU relatifs aux entreprises et aux droits de l’homme en fournissant des lignes directrices à ceux qui souhaitent contribuer davantage au développement durable. Au cours de la dernière décennie, il a été largement admis que l’utilisation d’ISO 26000 ne revient pas simplement à « bien agir ». Cette norme ISO qui a ouvert la voie en matière de responsabilité sociétale est de plus en plus perçue comme un moyen pour une organisation d’évaluer son engagement en faveur du développement durable, droits de l’homme y compris, et d’améliorer ses performances d’ensemble. Il faut souligner que, dans la norme ISO 26000, les droits de l’homme sont mis en avant tout à la fois comme une question centrale et un domaine d’action, ce qui aide à identifier les situations présentant un risque pour les droits de l’homme et donne des orientations sur le devoir de vigilance et la façon de remédier aux atteintes aux droits de l’homme. 

La norme a été lancée en 2010 à l’issue de cinq années de négociations serrées avec de nombreuses parties prenantes de toute la planète. Plus de cinq cents experts, dont des représentants des pouvoirs publics, des ONG, de l’industrie, des consommateurs et des organisations syndicales du monde entier, ont participé à son élaboration, de sorte que cette norme relève bien du consensus international. Dante Pesce, Vice-président du Groupe de travail des Nations Unies sur la question des droits de l’homme et des sociétés transnationales et autres entreprises, et Staffan Söderberg, Vice-président du groupe de travail de l’ISO chargé de l’élaboration d’ISO 26000, font tous deux valoir combien cette norme a favorisé une prise de conscience générale sur le fait que les droits de l’homme sont un élément clé pour toute entreprise ou organisation soucieuse de contribuer au développement durable. 

Depuis sa publication il y a dix ans, la norme a été adoptée par plus de 80 pays, dont la plupart sont des pays en développement, et son empreinte est visible dans les politiques publiques et les entreprises en Indonésie, au Chili, en Inde, en Chine, au Japon, au Royaume-Uni, en Corée, dans l’Union européenne, ainsi que dans bien d’autre pays.

Staffan Söderberg
Staffan Söderberg
Vice-président du groupe de travail de l'ISO qui a élaboré ISO 26000
AMAP

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Barnaby Lewis
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