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C’est l’un des secteurs de l’économie mondiale les plus dynamiques, qui ne montre aucun signe de ralentissement. Livres, voitures, logements et tout ce que vous pouvez imaginer, sont à partager de nos jours, et c’est un énorme marché. Un tout nouveau comité technique ISO vient de voir le jour pour aider ce nouveau modèle commercial à réaliser son plein potentiel. 

Beaucoup de choses ont changé dans le secteur de l’économie du partage depuis le lancement d’Airbnb et d’Uber il y a une dizaine d’années. On ne comptait alors qu’une poignée de plateformes, et il en existe maintenant littéralement des milliers. D’aucunes, parmi elles, s’en sortent mieux que d’autres. Certaines font faillite tandis que d’autres valent des fortunes, à l’instar d’Uber, dont la valorisation a récemment atteint USD 120 milliards1).

L’économie du partage est née, au moins en partie, de l’idée de créer des communautés et de lutter contre la surconsommation. Si cet esprit subsiste encore aujourd’hui, on a assisté à un changement d’orientation marqué en faveur de la volonté de tirer les prix vers le bas tout en offrant plus de commodité, ouvrant ainsi la voie à nombre d’opportunités mais aussi tout autant de défis à relever. Si les consommateurs bénéficient de prix plus bas et de nouvelles formes de produits, de services ou d’expériences, ils ont conscience que cela peut parfois être au détriment du respect de leur vie privée, ou poser des problèmes de fiabilité ou de loyauté. Les conditions de travail sont également pointées du doigt car ce qui peut sembler plus pratique pour certains va souvent de pair avec une précarité des conditions de travail pour d’autres. Ces situations problématiques pourraient nuire à l’économie du partage et l’empêcher de réaliser son plein potentiel2).

La normalisation peut aider à surmonter ces écueils et à tirer parti de ce que ce modèle commercial peut offrir, grâce à des méthodes de travail convenues à l’échelon international qui tiennent compte des besoins de chacun : consommateurs, entreprises et pouvoirs publics. En 2017, l’ISO a fait une incursion dans cette nouvelle économie, en réunissant certains des meilleurs experts mondiaux pour qu’ils élaborent des lignes directrices internationales de haut niveau ainsi que les bases pour de futures normes sous la forme d’un Accord international d’atelier, l’IWA 27, Principes directeurs et cadre de travail pour l’économie du partage.

Ce document présente des principes directeurs et un cadre de travail facilitant la prise de décision et la mise en œuvre d’actions visant à atténuer les impacts sociaux, environnementaux et économiques et à exploiter les éventuelles opportunités.

Couple with a suitcase, shaking hand with the rented apartment owner.

L’ISO a maintenant fait un grand pas en avant en créant un nouveau comité technique, l’ISO/TC 324, Économie du partage, chargé d’élaborer des Normes internationales dans ce domaine.

Selon Masaaki Mochimaru, Président de ce comité technique, les normes peuvent à la fois accentuer les aspects positifs de l’économie du partage et en limiter les risques et les problèmes.

« L’un des avantages principaux de ce nouveau modèle économique pour un organisme, c’est l’utilisation efficace de ressources non utilisées. »

« Le revers de la médaille, cependant, c’est qu’il existe des risques potentiels s’agissant de la transparence et de la responsabilité, de la sûreté et de la sécurité, et d’autres problèmes majeurs comme la protection des travailleurs et la gestion des plateformes. Les normes peuvent aider dans chacun de ces domaines. »

L’une des premières tâches de l’ISO/TC 324 sera de tirer parti de l’IWA 27 pour définir une terminologie et des principes convenus à l’échelon international visant à établir un terrain d’entente entre toutes les parties prenantes de l’économie du partage.

Les experts du comité travailleront ensuite à l’élaboration de normes pour l’exploitation et la gestion des plateformes de l’économie du partage.

L’ISO/TC 324, dont le secrétariat est assuré par le JISC, membre de l’ISO pour le Japon, réunit actuellement des représentants de tous les secteurs de la société, issus de 30 pays.

M. Mochimaru souligne que, bien que de nombreux pays soient déjà représentés au sein du comité, l’ISO/TC 324 souhaite accueillir un plus grand nombre d’experts, notamment de pays en développement.

Toute personne souhaitant participer est invitée à se manifester auprès du membre de l’ISO dans son pays.


1) World Economic Forum: 4 big trends for the sharing economy in 2019 

2)Forbes: Why The Sharing Economy Still Hasn't Reached Its Potential

 

 

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Clare Naden
Clare Naden

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