Selon un livre blanc du Forum économique mondial et de McKinsey & Company publié en 2018, la quatrième révolution industrielle devrait se traduire par une création de valeur qui pourrait atteindre USD 3 700 milliards d’ici 2025. Contrairement aux idées reçues, elle offre aux pays comme aux entreprises l’opportunité de résister au ralentissement de la productivité, et potentiellement de l’inverser, par la diffusion et l’adoption des technologies à grande échelle.

Le numéro de novembre/décembre d’ISOfocus examine comment les pouvoirs publics, les entreprises et les sociétés piloteront l’intégration croissante des technologies au niveau des processus opérationnels et de production. Nous nous sommes entretenus avec des experts des milieux universitaires et du monde de l’entreprise, des dirigeants de petites entreprises et des professionnels de la normalisation du monde entier, dans des domaines aussi variés que la robotique, les données industrielles ou l’intelligence artificielle.

« Comme lors de la première révolution industrielle qui a bouleversé les économies nationales et l’organisation de l’économie mondiale, nous assistons aujourd’hui à une mutation ou à une révolution du même ordre » affirme Patrick Lamboley, Président du comité technique ISO/TC 184, Systèmes d’automatisation et intégration, et Directeur principal de la normalisation chez Schneider Electric, lorsqu’il évoque la quatrième révolution industrielle. « Et cette révolution n’est pas une vision à long terme : c’est une réalité qui se met en place sous nos yeux. »

Le dernier numéro d’ISOfocus présente certaines des opportunités à saisir pour la normalisation ISO et met en lumière les secteurs de l’industrie qui sont le plus susceptibles d’en tirer parti. Il donne des exemples illustrant la façon dont certaines entreprises mettent déjà à profit ce marché en plein essor en exploitant l’émergence des systèmes numériques, des communications en réseau et de l’analyse de données à grande échelle. Ce numéro examine également les possibilités offertes par la normalisation, pas uniquement parce qu’elle permet d’établir une plateforme pour la performance, mais, tout aussi important, parce qu’elle permet une communication efficace entre différents systèmes pour renforcer l’efficacité

Alors, que pouvons-nous faire pour être prêts ? Les organisations devraient s’appuyer dès à présent sur les normes ISO pour embrasser cette révolution en devenir, dont les effets se feront peut-être sentir plus vite qu’on ne le pense. Comme le rappelle Christoph Winterhalter, Directeur général du DIN, le membre de l’ISO pour l’Allemagne, dans son édito : « Il est absolument indispensable de recourir à la normalisation pour consolider les nouveaux modèles à un stade précoce d’élaboration, afin d’assurer leur mise en pratique rapide dans l’industrie. » Après tout, la quatrième révolution ne manquera pas de modifier en profondeur nos modes de vie, nos interactions et nos activités… si ce n’est pas déjà fait.

Pour en savoir plus, lisez le dernier numéro d’ISOfocus.