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Pour sa dernière réunion qui s’est tenue à Tokyo, au Japon, du 2 au 7 février 2015, le groupe de travail de l’ISO chargé de la révision de la norme ISO 14001 sur le management environnemental a mis en pratique ses propres principes en compensant ses émissions de CO2 conformément aux exigences d’ISO 14064 sur la quantification, la déclaration et la surveillance des émissions de gaz à effet de serre. Quelles conclusions les membres de ce groupe ont-ils tirées de l’exercice ? Le comité organisateur de la réunion du GT5 de Tokyo revient sur cette initiative.

D’où est venue l’idée de compenser les émissions ?

Dès le départ, nous avons voulu organiser une réunion résolument écologique. C’est donc assez naturellement que l’un des organisateurs a proposé l’idée. Le mécanisme de la compensation carbone avait d’autant plus de sens pour nous, qu’au-delà de la protection de l’environnement, il nous donnait une occasion unique de mettre en pratique ce que nous préconisions en utilisant nos propres normes !

Quelle a été la démarche suivie ?

Il nous a fallu tout d’abord mettre sur pied une équipe de projet avec les organisateurs de la réunion de Tokyo. Nous avons pour cela obtenu le concours du Ministère japonais de l'économie, du commerce et de l'industrie (METI) et d’un cabinet de conseil. La manifestation elle-même était accueillie par la Japanese Standards Association (JSA), le METI et l’Université de Tokyo.

La première étape a consisté à définir le périmètre, en déterminant le domaine d’application de l’inventaire des émissions à compenser en conformité avec ISO 14064-1. Nous avons décidé, pour cet exercice, de couvrir la consommation électrique sur le lieu de la réunion, ainsi que la consommation liée aux voyages aller-retour et aux déplacements sur place.

La deuxième étape a été de calculer la quantité attendue d’émissions de CO2..

Enfin, la troisième étape a consisté à décider quels types de crédit nous allions acheter en compensation. En l’occurrence, nous avons opté pour des crédits destinés à financer la remise en état des zones sinistrées par le tsunami causé par le séisme au large des côtes de l’Est du Japon en 2011.

Nous avons aussi choisi ces crédits parce qu’ils relevaient du J-Credit Scheme, un programme géré par le Gouvernement japonais qui s’appuie sur  ISO 14064-2, ISO 14064-3 et ISO 14065 sur les organismes de validation et de vérification des gaz à effet de serre en vue de l'accréditation. L’utilisation de nos normes était très importante aux yeux du groupe de travail

Quels ont été les avantages ?

Nous avons tous été très fiers de compenser notre impact sur l’environnement. Nous tenions avant tout à ce que les avantages de cet exercice reviennent à notre pays hôte, et que bien entendu, ils contribuent aux efforts de reconstruction après une catastrophe d’une telle ampleur. Nous espérons que cette initiative fera des émules !


La révision d’ISO 14001 progresse

Les experts chargés de la révision d’ISO 14001 sur les systèmes de management environnemental se sont réunis à Tokyo en février 2015. L’objectif était de passer en revue plus de 1 400 observations reçues à l’issue de l’enquête (DIS) afin d’établir un projet final de Norme internationale (FDIS). Le FDIS sera finalisé lors de la prochaine réunion du groupe de travail qui sera accueillie à Londres, en avril 2015, par le membre de l’ISO pour le Royaume-Uni, la BSI, qui détient le secrétariat de ce sous-comité. Le FDIS sera ensuite soumis au vote et la norme sera publiée une fois le projet final de Norme internationale approuvé. La nouvelle version est attendue pour la fin 2015.

Pour en savoir plus sur la révision de l'ISO 14001.


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