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Le caractère novateur des technologies de l’information (TI) ne se traduit pas seulement par des solutions techniques très pointues qui ont enrichi la vie quotidienne de chacun en y apportant des améliorations en termes de santé, de confort et de sécurité, il se manifeste aussi à un autre niveau : les TI sont l’un des rares secteurs de l’industrie où la parité hommes/femmes est (pratiquement) atteinte.

S’il est relativement courant que le domaine des TI soit assimilé à un monde d’hommes, il faut savoir que des femmes ont apporté leurs contributions à ce secteur dès le départ. Ada Lovelace, mathématicienne dans les années 1800, est largement considérée comme une pionnière en matière de programmation. Son apport visionnaire a eu un impact significatif et durable, si bien que deux cents ans plus tard, en l’honneur de cette contribution, le nom d’Ada a été donné à un langage informatique – et à une norme ISO !

Suivant la voie tracée par Ada, la part des femmes dans le secteur des TI ne cesse d’augmenter maintenant qu’elles sont de plus en plus nombreuses à choisir la filière informatique au collège et à l’université. Voici les témoignages d’un groupe de femmes engagées dans le monde de la normalisation des TI. Elles racontent la satisfaction professionnelle, les liens d’amitié, les défis et quelques anecdotes savoureuses qu’elles doivent à cette expérience.

Ada, un langage de programmation plus fiable et plus sûr

Le langage de programmation Ada, souvent utilisé dans le contrôle du trafic aérien, le secteur bancaire et d’autres secteurs à hauts risques en raison de sa fiabilité, gagne en souplesse et en sécurité grâce à la troisième édition d’ISO/CEI 8652:2012, Technologies de l’information – Langages de programmation – Ada.

Une des améliorations de la nouvelle version d’Ada est la composante couramment désignée « programmation par contrat ». Figurant dans très peu d’autres langages, elle renforce de manière significative les programmes contre les bogues et l’utilisation malveillante.

Ada a été conçu à l’origine avec trois grands objectifs :

  • Fiabilité et maintenance de programmes
  • Programmation en tant qu’activité humaine
  • Efficacité

Au fil des ans, le langage a été amélioré pour en accroître la flexibilité et l’extensibilité, le contrôle et le support. La version 2012 améliore encore ses capacités et son expressivité, ainsi que la fiabilité, la sécurité et la sûreté des programmes qui l’utilisent. La révision répond à des besoins réels des utilisateurs, par exemple, en améliorant la portabilité, en définissant les interfaces avec d’autres langages, en introduisant un support formel pour la programmation par contrat et en continuant à améliorer les capacités pour les systèmes orientés objet et temps réel.

« Le langage Ada étant publié sous forme de Norme internationale, les utilisateurs savent que les mises à jour seront accessibles aux développeurs du monde entier, et qu’elles seront stables », explique Joyce Tokar, animatrice du groupe de travail qui a élaboré la norme.

Cet aspect est essentiel parce que le langage Ada est souvent utilisé dans les secteurs où la sécurité et la fiabilité sont déterminantes : par exemple, aviation et contrôle du trafic aérien, satellites, secteur médical, banque, réseaux ferroviaires et de métro, domaine militaire.

Demandé à l’origine par le Ministère américain de la défense pour consolider les langages de programmation utilisés dans l’armée, le langage Ada a été publié en tant que norme ISO en 1987. Il est nommé en l’honneur d’Ada Lovelace, considérée comme la première informaticienne de l’histoire.

Karen Higginbottom – État des lieux

Est-il « politiquement correct » d’écrire un article sur les femmes du comité technique mixte ISO/CEI JTC 1, Technologies de l’information ? J’avoue m’être posé la question. Pour moi qui ai toujours veillé à ne pas être traitée différemment de mes collègues masculins, il y avait là quelque chose de presque incongru. Mais à la 100e réunion du groupe de travail MPEG (Groupe d’experts de l’image animée) de l’ISO/CEI JTC 1, SC 29, Codage du son, de l’image, de l’information multimédia et hypermédia, en mai 2012, la réalité m’a sauté aux yeux. Le nombre des femmes présentes dans l’assistance n’était plus aussi marginal ; certaines étaient même sur l’estrade parmi les conférenciers et les personnalités de premier plan, représentant la normalisation ou leurs entreprises, des universités ou d’autres organisations. J’ai eu une véritable révélation en constatant qu’imperceptiblement les femmes avaient bel et bien gagné beaucoup de terrain.

Vous comprendrez certainement mieux ma réaction quand vous saurez que la normalisation et les consortiums sont mon domaine depuis 25 ans. J’ai commencé dans la normalisation des télécommunications aux États-Unis où j’étais la seule femme dans l’organe de direction. Lorsque j’ai rejoint Ecma International, j’étais la toute première femme à participer. Dans le cadre du consortium de recherche et développement « Corporation for Open Systems », dont je présidais le comité de pilotage, il n’y avait qu’une seule autre femme, Judy Brown – cette expérience était si unique que nous avons tissé des liens d’amitié indéfectibles. Plus tard, quand je suis entrée chez HP, j’ai eu le bonheur de collaborer avec Josée Auber, maintenant Présidente d’Ecma International, dont les solides compétences techniques et la grande efficacité dans le pilotage des activités de normalisation ont toujours été exemplaires. En bref, représentez-vous deux décennies de réunions pour la normalisation des technologies de l’information et de la communication (TIC) où les femmes étaient si peu nombreuses que l’on aurait pu les compter sur les doigts d’une seule main !

Mais les choses ont changé, la réunion MPEG l’a clairement montré : quels qu’aient pu être les obstacles ou les défis qui ont, dans une certaine mesure, limité leur participation, les femmes sont aujourd’hui bien présentes dans ce secteur et leur apport est désormais un facteur clé dans le processus de normalisation des TIC. Et à ce titre, il me paraît en effet légitime de mettre à l’honneur certaines d’entre elles.

Karen Higginbottom
Présidente
Comité technique mixte ISO/CEI JTC 1, Technologies de l’information

Kate Grant – L’expérience d’une mère

J’ai commencé à travailler sur les normes applicables à la messagerie industrielle quand mes quatre premiers enfants étaient assez grands pour que je puisse m’absenter de la maison pendant une semaine. Quand j’ai participé à ma deuxième réunion internationale, j’étais à nouveau enceinte et, chaque fois que l’animateur élevait la voix, le bébé s’agitait dans mon ventre. Cet automne-là en Allemagne, ma fille alors âgée de trois mois a assisté paisiblement endormie à sa première réunion, pendant que les délégués discutaient des communications en temps réel.

La réunion qui eut lieu en Chine neuf mois plus tard posa plus de problèmes. En 1990, les vols étaient rares : une réunion d’une semaine m’obligeait à m’absenter 10 jours de suite. Ma fille aînée m’accompagna pour s’occuper de sa petite sœur. Entre les réunions, la délégation britannique et ma petite Alice, qui n’avait pas un an, visitaient les principales attractions touristiques, et pendant les réunions, mon bébé patientait en explorant les alentours de l’hôtel.

Quand on est rédactrice d’une norme, il faut assister aux réunions. Celle de l’automne suivant eut lieu dans le Michigan et c’est ma deuxième fille qui a gardé Alice pendant que je me rendais au centre technique de General Motors.

L’entreprise pour laquelle je travaillais collaborait avec une université britannique à la préparation d’un didacticiel sur la spécification de messagerie industrielle. Il était important d’associer étroitement les activités du comité technique ISO/TC 184, systèmes d’automatisation et intégration, pour s’assurer qu’il reflétait bien la norme.

Deux ans plus tard, ma dernière-née a commencé sa carrière en normalisation à l’âge de cinq semaines seulement, à l’occasion d’une réunion à Carlsbad, en Californie, où j’ai travaillé avec le comité technique mixte ISO/CEI JTC 1 sur les communications en temps réel. Ce déplacement a été suivi, avant son premier anniversaire, de deux voyages au Japon afin de poursuivre les travaux sur le sujet et de travailler à la normalisation d’autres aspects de la messagerie industrielle. Ma fille aînée a pris goût à la bière japonaise, s’est liée d’amitié avec une famille de Yokohama qui avait des enfants adolescents du même âge et m’a prêté main forte pour les déplacements avec la poussette dans les trains de Tokyo.

Rétrospectivement, en continuant à travailler à l’échelon international dans un tel domaine avec des enfants en aussi bas âge, j’admets avoir fait un choix effectivement peu courant, mais cela m’a permis de rester impliquée et de participer.

Quand mes fonctions ont commencé à inclure davantage de projets liés à la compression vidéo, aux métadonnées et aux communications, le nombre des réunions annuelles est passé à quatre, ce qui est usuel pour le MPEG (Groupe d’experts de l’image animée). Pendant plusieurs années, j’ai assisté à toutes ces réunions, en contribuant à l’établissement des positions du Royaume-Uni et à des normes spécifiques, comme celles concernant des aspects de la surveillance vidéo.

De temps en temps, mes enfants m’accompagnaient, histoire de voir du pays, et je me souviens d’en avoir emmené trois d’entre eux à une réunion à San Francisco, suivie immédiatement d’un séjour d’une semaine à Shanghai. Pendant que je travaillais, ils se baladaient à vélo sur le Golden Gate, visitaient Alcatraz et exploraient les différentes facettes de la Chine traditionnelle et de la Chine moderne.

Travailler avec des experts du monde entier m’a donné un aperçu de différents modes de vie. Avec l’émergence de la communication globale et de l’informatique – et en particulier grâce à mon ordinateur portable –, il ne m’est plus nécessaire de transporter dans l’avion des kilos de documents (en faisant croire que mon bagage est aussi léger qu’une plume).

Ayant fait l’expérience d’un début d’invalidité permanente, je suis maintenant profondément impliquée dans la normalisation des aspects liés à l’accessibilité, un domaine qui s’adresse peut-être précisément à des personnes sans groupes de pression très vigoureux. À certaines occasions, que ce soit à Hong Kong ou à Sheffield, mes enfants m’ont accompagnée pour pousser mon fauteuil roulant afin que je ne perde pas le fil des travaux de normalisation.

À première vue, les personnes qui souffrent de mobilité ou de dextérité réduites sont comme les autres, mais il leur faut déployer beaucoup plus d’efforts au quotidien. Elles doivent notamment planifier leurs voyages en fonction des traitements qu’elles suivent dans les hôpitaux, toujours penser à emporter leurs médicaments, et en prévoir aussi suffisamment au cas où interviendraient des situations imprévues comme l’annulation d’un vol suite à une éruption volcanique... c’est ce qui leur permet, pour reprendre un slogan bien connu, de « rester calme et tenir bon ».

Dr. Kate Grant
Consultante
Nine Tiles Networks Ltd
Royaume-Uni

Marina Bosi – La genèse du MP3

Je me souviens très bien de ma première réunion du MPEG (Groupe d’experts de l’image animée) à Paris en 1991. À peine engagée par Dolby Laboratories, où j’étais la première femme ingénieure du département R&D qui travaillait sur les codecs propriétaires, je me suis vu confier la tâche de représenter Dolby dans le contexte de la normalisation à l’échelon international. La réunion du MPEG allait être ma première expérience dans ce domaine, et c’est donc à la fois avec enthousiasme et appréhension que j’ai pris l’avion pour Paris.

Nous travaillions à l’époque, avec mes collègues, sur des techniques de codage audio stéréo semblables à celles qu’envisageait le groupe MPEG audio. Nous étudiions également des extensions multicanaux avec AC-3 (plus tard appelé Dolby Digital).

Les technologies de codage audio Dolby et MPEG répondaient aux mêmes besoins du marché et étaient des solutions concurrentes, j’avais donc un peu le sentiment d’être une intruse et on me lançait des regards scrutateurs en ma qualité de représentante de Dolby Laboratories. J’étais également la seule femme de la salle, ce qui n’arrangeait rien, aussi, mon premier réflexe était-il de rester assise à ma place.

J’avais fait le déplacement à Paris avec celui qui, à l’époque, était le patron de mon patron et, en entrant dans la salle de réunion, il m’obligea à faire le tour de la salle et à me présenter à tout le monde. C’était bien sûr la dernière chose que j’avais envie de faire, et la tâche la plus difficile qui m’ait jusque-là été demandée dans ma courte carrière ! Mais, en fin de compte, j’ai ainsi rencontré des personnes avec lesquelles j’ai collaboré professionnellement pendant de longues années et dont certaines sont maintenant mes amis les plus proches.

Cette réunion du MPEG à Paris en 1991, revêt ainsi, je le mesure aujourd’hui, une importance particulière, non seulement sur un plan personnel (même si je doute que ma première participation ait laissé un souvenir marquant auprès des autres participants), mais aussi d’un point de vue historique. Au sein du groupe MPEG audio, nous avons établi une composante majeure, le banc de filtres hybride, qui sert d’ossature à ce qu’on appelle aujourd’hui le format MP3. Tout le monde connaît maintenant le format MP3, mais, à l’époque, on avançait un peu dans le noir et, pour la plupart des gens, nos efforts étaient a priori voués à l’échec.

Mon travail au sein de l’ISO/CEI a continué au fil des ans et, grâce aux amis et aux collègues incroyables que j’ai rencontrés au travers du MPEG, nous avons connu de belles réussites, y compris, pour ma part, en dirigeant le développement du codage audio avancé MPEG, qui est aujourd’hui largement utilisé dans iTunes d’Apple et dans les produits iPod. La communauté ISO/CEI a eu, et continue d’avoir, un rôle majeur dans le développement de la technologie des médias et c’est pour moi un privilège que de faire partie de cette communauté.

Marina Bosi
Professeur Consultant
Centre de recherche informatique sur la musique et l’acoustique de l’Université de Stanford
Californie, USA

Josée Auber – La barbe comme moyen de persuasion

Je suis venue à la normalisation par le biais du génie logiciel fondé sur des normes. À cette époque, dans les années 1990, l’interconnexion de systèmes ouverts était au zénith, mais les réseaux basés sur le protocole Internet et le protocole de transfert hypertexte (http) gagnaient rapidement du terrain.

Active dans le comité technique mixte ISO/CEI JTC 1 et dans les principaux organes de normalisation dans l’industrie, j’ai eu l’honneur de faire partie d’un petit groupe qui a inventé le processus de la Spécification publiquement disponible du JTC 1. Cela m’a permis de continuer, au travers de JTC 1, à réunir les meilleures normes quelle qu’en soit l’origine.

Rétrospectivement, si les normes et les technologies ne cessent d’évoluer, les enseignements que je dois aux personnes que j’ai rencontrées dans les différents comités sont marqués dans ma mémoire. La première leçon, je l’ai apprise après un terrible bras de fer sur un aspect technique quand mon adversaire acharné a fini par me dire : « On s’est bien battus aujourd’hui – allons prendre une bière ensemble ! ». La situation s’est souvent répétée, que ce soit autour d’un verre, d’un repas ou d’une tasse de thé. Les débats les plus virulents ne m’ont jamais empêchée d’apprécier et de mieux comprendre les personnes ayant des avis différents et venant d’autres horizons.

Être une femme dans le monde de la normalisation, et travailler en France pour une société de culture californienne, n’a pas présenté pour moi de difficulté particulière. Il a amené son lot d’amusement en revanche, comme lorsqu’on m’a dit un jour sur un ton de plaisanterie que, pour convaincre une certaine personne, des attributs comme la barbe ou une grosse voix germanique auraient du bon ! Si je me suis tout simplement sentie à l’aise au sein du JTC 1, c’est peut-être parce que ce comité technique n’a jamais manqué de femmes dans des rôles de premier plan !

Josée Auber
Directrice Normalisation Europe
Hewlett Packard

Catherine Tilton – Retroussez vos manches

Je dois tout de suite avouer qu’il me fait plaisir d’être comptée au nombre des « Femmes du JTC 1 » et que je m’y sens en très bonne compagnie !

Ayant rejoint, relativement novice, le JTC 1 en 2002, je peux dire que ces 10 dernières années ont été enrichissantes et gratifiantes sur le plan personnel et qu’elles m’ont aussi ouvert de nombreuses possibilités sur le plan de mon évolution professionnelle. J’ai beaucoup aimé travailler avec des personnes d’horizons divers dont j’ai appris à apprécier le talent, la contribution et le point de vue, et en règle générale cette appréciation a été mutuelle.

Une anecdote reste pourtant gravée dans ma mémoire. Le sous-comité SC 37, Biométrie, du JTC 1 a été créé en 2002 réunissant au départ des délégués de 17 pays chargés d’organiser et commencer à travailler sur les normes liées à la biométrie.

Il était intéressant d’observer cette mise en place car les nombreuses priorités cadraient mal et des compromis étaient inévitables. En qualité de chef de la délégation américaine, ce fut un défi que d’assurer la cohésion entre nos 25 délégués et de négocier avec d’autres organismes nationaux, mais notre groupe y est parvenu.

Quelques mois plus tard, un membre de notre groupe a rapporté qu’un délégué étranger avait demandé pourquoi il y avait une femme à la tête de la délégation américaine, et il avait répondu que j’étais peut-être la personne la plus qualifiée. J’espère avoir fait mes preuves depuis !

Faire avancer les travaux du comité nécessite une contribution active, un travail de suivi et des discussions. De nombreux participants ont, comme moi, un autre engagement professionnel à part entière et leurs activités dans la normalisation représentent du travail « en plus », souvent effectué après les heures normales de travail. Il faut donc être très motivé pour s’engager dans cette voie qui ne convient pas à tout le monde. Il faut une combinaison unique de compétences techniques et de compétences humaines. À ceux et celles qui seraient intéressés à participer aux travaux je formulerais les recommandations suivantes : « Retroussez vos manches, mettez-vous au travail et soyez prêts à faire des compromis ! »

Catherine Tilton
Vice-présidente, Normalisation et technologie
Daon
Chef du département du comité technique mixte ISO/CEI JTC 1, Technologies de l’information, sous-comité SC 37, Biométrie, aux USA.


Jaeyeon Song – Dépasser les préjugés

En tant que femme et en tant qu’ingénieure TI travaillant dans le domaine de la normalisation, ma vie a une orientation particulière.

Les femmes sont rares dans les réunions de préparation des normes TI et, depuis 10 ans que je travaille dans ce domaine, j’ai toujours été la seule femme. Mais je n’y ai rencontré que chaleur et gentillesse et j’ai le sentiment que le monde de la normalisation accueille bien les femmes.

Les réunions sur les normes TI requièrent tout à la fois des compétences technologiques, des dons de persuasion et des qualités interpersonnelles puisque la solution normalisée doit être fondée sur le consensus et la meilleure technologie. La technologie à elle seule ne fait pas la norme.

Malgré l’accueil chaleureux et une reconnaissance professionnelle rapidement acquise, l’apport d’une femme au niveau technique n’est pas toujours facilement accepté dans un environnement qui reste malgré tout très majoritairement masculin.

Pour ma part, je suis convaincue des compétences qui sont les miennes dans mon domaine et je m’efforce de faire valoir mes capacités en tant qu’ingénieure. Quand on est une femme, il faut parfois faire tomber les préjugés.

Le travail de normalisation est stimulant et intéressant. Il y a, comme dans la vie, des hauts et des bas et aussi des surprises. Et c’est une vie que j’aime !

Jaeyeon Song
Ingénieure principale responsable de la normalisation dans le domaine multimédia
Samsung Electronics



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