EN DIRECT : Réunion annuelle de l’ISO 2022

Le fil d’actualité de la manifestation phare de l’ISO.

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Mots clés : Communiqués ISO
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Bienvenue à la Réunion annuelle de l’ISO 2022. Nous vous tiendrons informés en temps réel tout au long de cette manifestation organisée à Abu Dhabi, EAU. N’hésitez pas à consulter régulièrement cette page.

Visionnez les sessions que vous n'avez pas pu suivre en direct grâce à nos vidéos à la demande et à nos transcriptions écrites.

Le Prix LDE 2022 a été décerné à l’ISO/TC 283, Management de la santé et de la sécurité au travail

Jeudi 22 septembre

Les temps forts de l’Assemblée générale de l’ISO 2022 

L’Assemblée générale est toujours synonyme de résultats prometteurs pour la communauté de l’ISO, et la réunion de 2022 n’a pas fait exception à la règle : voici un bref tour d’horizon. 

Élection du prochain Président de l’ISO 

Les chefs de délégation ont voté pour élire le prochain Président de l’ISO. Deux candidats étaient en lice, et l’Assemblée générale a élu à la majorité M. Sung Hwan CHO pour un mandat de deux ans (période 2024-2025). La candidature de M. Sung Hwan CHO, lequel siégera en qualité de Président élu en 2023, a été présentée par la KATS, membre de l’ISO pour la Corée du Sud. 

Le Prix LDE vient récompenser celles et ceux qui veillent sur notre santé au travail 

Chaque année, le Prix LDE, créé en hommage à M. Lawrence D. Eicher, Secrétaire général de l’ISO pendant plus de 15 ans, permet de distinguer les comités qui ont apporté des contributions significatives et prouvé leur excellence. Cette année, ce prix a été décerné au comité de l’ISO chargé de la santé et de la sécurité au travail. En savoir plus sur les travaux de ce comité et la manière dont il contribue à aider chacune et chacun à rentrer sains et saufs du travail.

Changement d’hémisphère pour la Réunion annuelle 2023 

Les délégués ont salué avec enthousiasme l’annonce du lieu où se tiendra la prochaine Réunion annuelle. Celle-ci sera accueillie à Brisbane par le membre de l’ISO pour l’Australie. Et pour les plus impatients d’entre vous, voici un aperçu de ce qui vous attend en 2023 ! 

Un engagement en faveur du climat réaffirmé

Dans le prolongement de la Déclaration de Londres, les membres de l’ISO ont adopté une résolution visant à promouvoir les Normes internationales dans leur pays afin d’accélérer les avancées dans le domaine de l’action climatique. 

 

Thursday highlights (day 4)

Assurer de manière concrète la durabilité du secteur du tourisme 

Pour la première fois depuis plus de deux ans, nous avons de nouveau des projets de voyage. Or, le monde a changé depuis la COVID-19, et nous appréhendons désormais le tourisme sous l’angle de la durabilité. Pour autant, toutes les formes de tourisme ne se valent pas.  

La séance tenue aujourd’hui sur la question du tourisme durable visait à examiner ce qu’il convient de considérer comme une bonne forme de tourisme, et ce qu’il est possible de faire pour aider les consommateurs à faire les bons choix alors même que les allégations de durabilité se multiplient. Comme l’ont souligné les différents intervenants, en matière de tourisme et de voyages durables, nous n’avons pour la plupart pas conscience de la complexité des enjeux dans ce domaine – eau, énergie, sécurité alimentaire – et de la longueur de cette chaîne de services le plus souvent interconnectés. Chacun de ces aspects est essentiel et il s’avère particulièrement difficile de définir des lignes directrices adaptées pour écarter les « allégations trompeuses ». 

Bien que plus difficiles à cerner, mais tout aussi complexes, les attentes de voyageurs ne sont pas nécessairement alignées sur un véritable programme de durabilité. Ainsi, l’impact d’un hébergement offrant tout le confort moderne peut se révéler particulièrement négatif pour les communautés locales comme pour l’environnement. Les prestataires de services touristiques ont la possibilité d’adapter leurs allégations de durabilité aux attentes de consommateurs qui exigent généralement un certain niveau de qualité et de confort. 

Comme l’ont suggéré les différents intervenants, ces allégations doivent être étayées par des informations facilement accessibles pour que les consommateurs soient en mesure de faire des choix éclairés. Les prestataires de services de voyage sont par ailleurs plus enclins à agir en faveur de la durabilité lorsqu’ils s’attendent à ce que les clients les récompensent de leurs efforts. En privilégiant des produits durables de manière délibérée, chacun d’entre nous a la capacité d’inciter le secteur à prendre des mesures concrètes. 

Les intervenants ont convenu que le soutien des normes ISO en matière de durabilité était indispensable pour guider le secteur. En définissant les meilleures pratiques, et ce lorsque les politiques et réglementations intègrent les Normes internationales, ces dernières participent à harmoniser la notion de tourisme durable pour un monde plus juste et plus équitable pour tous les voyageurs. 

Agir ensemble en faveur du climat pour un monde meilleur

Pour la première fois depuis que l’ISO s’est engagée à contribuer à la réalisation du programme d’action pour le climat à l’horizon 2050, les membres de l’Organisation se sont réunis pour examiner les progrès réalisés au cours de l’année écoulée. L’adoption de la Déclaration de Londres en 2021 a permis, pour la première fois, à ses membres du monde entier de se doter d’un plan d’action cohérent pour faire face à la crise climatique. 

Cette séance, dont les intervenants représentaient les organismes nationaux de normalisation (ONN) membres de l’ISO pour l’Australie, le Brésil, Fidji, l’Allemagne et l’Afrique du Sud, a également été l’occasion de renforcer le sentiment de bonne intelligence entre les membres ainsi que d’une finalité collective et d’une même destinée.

La crise climatique est à nos portes. Chacun des pays représentés lors de cette table ronde est confronté à des phénomènes météorologiques extrêmes, qu’il s’agisse d’inondations, d’ouragans ou de glissements de terrain. Il est indispensable de prendre des mesures d’urgence pour réduire nos émissions et nous adapter aux changements climatiques M. Jorge Cajazeira, Directeur, Affaires internationales, Associação Brasileira de Normas Técnicas (ABNT), membre de l’ISO pour le Brésil, a pour sa part mis en avant les efforts déployés pour atténuer les conséquences des feux de forêt et rappelé en quoi le recours aux normes avait contribué à améliorer concrètement la situation.   

Selon le membre de l’ISO pour l’Afrique du Sud, l’engagement des parties prenantes a été fondamental. Comme l’a rappelé M. Sadhvir Bissoon, Directeur, Normalisation, du South Africa Bureau of Standards (SABS), « nous devons nous assurer que nous pouvons compter sur une représentation équilibrée ». Ce qui à ses yeux fait encore défaut, c’est la participation des organismes de réglementation et des décideurs politiques, en particulier dans les pays en développement. 

Pour Michael Stephan, Directeur des opérations de l’Institut allemand de normalisation (DIN), « nous devons nous rassembler… pour unir nos forces ». Ce dernier a également souligné l’importance de l’engagement des parties prenantes. Selon lui, il est indispensable de se rassembler au niveau international. M. Stephan a par ailleurs précisé que les Normes internationales représentaient 80 % des normes mises en œuvre en Allemagne. 

Un exemple de partenariat concret a par ailleurs permis de monter qu’il était tout à fait possible de « Collaborer pour le bien ». Mme Karen Batt, Directrice, Affaires internationales, Standards Australia (SA), a ainsi expliqué comment l’Australie était venue en aide aux îles Fidji, confrontées à un nombre toujours plus important de cyclones, afin d’établir leurs propres normes en matière de résistance au vent. Les avantages découlant d’un tel partenariat ont également été mis en avant par Mme Ajeshni Lata, Responsable normalisation, du Département fidjien des mesures et normes commerciales nationales (DNTMS), laquelle a aussi souligné que le partage des ressources, du savoir-faire et de l’expertise a grandement contribué à la réussite de ce partenariat.

L’ensemble des intervenants ont estimé qu’il existait des normes à la fois rigoureuses et robustes, mais qu’il subsistait encore des lacunes en termes de sensibilisation et de communication. Comme l’a souligné l’un d’entre eux, « c’est à nous, les ONN, qu’il revient de mener le dialogue et de jouer un rôle de premier plan à cet égard ». En définitive, nous sommes bien plus connectés et interdépendants que nous ne le pensons. Les Normes internationales peuvent, et doivent, contribuer à l’action climatique. Chaque membre de l’ISO doit déployer son portefeuille de normes et il nous faut bâtir et assurer l’avenir de notre monde ensemble.

Vers une économie circulaire  

Pour bâtir une économie circulaire, toute une série de changements dans la sphère numérique seront nécessaires, aussi bien dans le mode de fonctionnement des entreprises que dans les habitudes des consommateurs. Lors de cette séance intitulée « Économie circulaire : le virage numérique », différents experts ont donné un aperçu de chemin parcouru et de qu’il convient encore de faire pour faire de l’économie circulaire une réalité.  

Comme l’ont souligné les différents intervenants, notre mode de consommation linéaire atteint désormais ses limites. « Nous devons supprimer les barrières de l’économie linéaire pour aller vers une économie circulaire. Nous n’avons pas d’autre choix. » Ils ont ensuite présenté certains exemples frappants de technologiques numériques permettant de soutenir les entreprises et l’industrie, notamment le commerce électronique grand public (B2C), l’agriculture intelligente, le suivi et la fabrication numériques. Le recours au numérique ne sera cependant pas nécessairement synonyme de durabilité, et les pays en développement risquent de rencontrer certaines difficultés, que ce soit en termes d’infrastructure, notamment de connectivité et d’accessibilité, ou de coût financier.  

Un réel leadership est indispensable pour proposer un cadre adapté à l’essor de l’économie circulaire. Évoquant trois groupes clés (à savoir les pouvoirs publics, l’industrie et les consommateurs), les intervenants ont déploré le fait qu’aucun d’entre eux ne montre la voie. Tous ont convenu qu’une telle transition devait être assurée par les pouvoirs publics. Comme l’ont suggéré certains, « les pouvoirs publics doivent jouer le rôle de facilitateurs ». Cette démarche pourrait par ailleurs être assortie d’incitations afin d’encourager les consommateurs et l’industrie à envisager un avenir davantage axé sur la circularité. 

L’économie circulaire requiert la contribution et l’engagement de toutes et tous. S’il revient indéniablement aux pouvoirs publics d’élaborer les politiques, il est indispensable de mettre à leur disposition une base solide au travers d’un ensemble complet de normes nationales et internationales, car ces normes aideront à amorcer un tel virage, mais aussi à repenser notre avenir. 

Des voix diverses pour des normes efficaces

Mercredi 21 septembre

Les temps forts de la troisième journée

Afrique : assurer la transition vers une énergie propre 

Afrique – Comment les différents pays qui composent le continent gèrent-ils la transition vers l’énergie verte ? Et surtout, comment comptent-ils faire face aux contradictions apparentes résultant de ressources considérables et de disparités tout aussi importantes en matière d’accès à l’énergie ?  

Alors même que le continent accueillera d’ici quelques semaines la COP27, la conférence sur les changements climatiques, tous les yeux seront rivés sur ce continent qui abrite plus d’un milliard de personnes. La séance tenue aujourd’hui était l’occasion idéale pour réunir des intervenants issus de l’industrie et du secteur public afin de connaître leurs points de vue et de recueillir les perspectives régionales de pays aussi divers que le Nigeria, l’Afrique du Sud ou le Rwanda. 

Comme pour bien d’autres sujets particulièrement techniques et complexes abordés lors de la Réunion annuelle de l’ISO 2022, les intervenants se sont dans un premier temps intéressés à la notion même de « transition énergétique ». 

Mme Gauri Singh, Directrice générale adjointe de l’Agence internationale pour les énergies renouvelables (IRENA), a donné le ton en affirmant clairement que l’objectif était de se détourner des combustibles et en formulant l’espoir que la transition devienne réalité d’ici 2050. Elle a par ailleurs rappelé les répercussions des disparités sur le plan énergétique, notamment en termes de productivité agricole. 

Yann Fromont, Vice-président, Stratégie de normalisation et des affaires industrielles, Schneider Electric, est allé plus loin en reconnaissant que la transition énergétique n’était en rien une voie commode, mais bien un choix indispensable. M. Fromont a souligné l’importance fondamentale de l’accès à l’énergie et rappelé qu’à défaut, aucun des ODD ne pourra être atteint. Selon lui, trois paramètres fondamentaux doivent être pris en compte dans le cadre de cette transition et inscrits au cœur d’un plan national clairement défini, à savoir une énergie qui soit à la fois abordable, disponible et accessible. 

Le caractère divergent des défis que ce continent doit relever a été mis en lumière au travers des perspectives régionales des différents pays d’Afrique. Malgré leurs différences géographiques et culturelles, tous s’accordent sur un point : les infrastructures, en particulier les réseaux modernes et fiables, sont un élément fondamental de l’équation.  

Il convient donc de développer ces réseaux en faisant preuve de souplesse afin de tenir compte des conditions spécifiques des zones rurales comme des nombreuses villes abritant plusieurs millions de personnes. L’expansion des réseaux intelligents et des réseaux connectés, sous-tendue par les normes, contribue à offrir des solutions adaptées à ces environnements particulièrement hétérogènes.  

Les différents intervenants ont convenu que cette transition était réalisable sur le plan technique sur un continent disposant d’abondantes ressources solaires, mais que la coopération ainsi que des modèles de financement flexibles étaient essentiels à sa concrétisation. À l’heure où la plupart des investissements continuent d’être consacrés aux combustibles fossiles, le rôle des normes dans les secteurs émergents, véritable gage de confiance pour les investisseurs, a également été mis en avant. Comme l’a rappelé M. Alewu Cherry Achema, Directeur, Dispositifs électriques et électroniques, Standard Organization of Nigeria (SON), « une mise en œuvre exhaustive des normes est indispensable pour rendre les réseaux opérationnels et soutenir la transition énergétique ». 

Le rôle crucial de la gouvernance d’entreprise au XXIe siècle

Selon les intervenants de cette table ronde, la dynamique de la gouvernance d’entreprise évolue rapidement, et son rôle essentiel à l’appui de la durabilité gagne en reconnaissance. La gouvernance d’entreprise repose sur des principes publiés par l’OCDE en 1999 dans le but d’assurer la stabilité financière et économique mondiale. Les points abordés lors de cette séance ont permis de mieux comprendre pourquoi et comment les membres des conseils d’administration doivent passer d’un processus décisionnel axé sur les profits à un processus fondé sur des valeurs et des objectifs sociétaux plus large. 

Les intervenants ont notamment rappelé que la fonction de membre d’un conseil d’administration n’a aujourd’hui plus rien d’honorifique. Elle implique désormais une responsabilité, un leqadership et un engagement accrus, ainsi qu’une attention particulière portée aux questions non financières, avec notamment une prise en compte la valeur de la nature dans le système comptable.

La priorité accordée à la formation est essentielle pour s’assurer que la gouvernance d’entreprise se traduit par des mesures concrètes en faveur d’un avenir plus durable. Comme l’a rappelé l’un des intervenants, « nous ne pouvons pas attendre des gens qu’ils assurent une surveillance s'ils ne disposent pas des éléments nécessaires ».

Ces dernières années, les entreprises ont dû faire face à de nombreux bouleversements. Les changements climatiques, la numérisation et les progrès technologiques amènent les entreprises à repenser leurs modèles économiques pour survivre et prospérer. Toutes ces questions obligent les conseils d’administration à réfléchir à l’avenir et l’ensemble des intervenants ont convenu que la solution repose sur les normes. L’ISO est en bonne position pour inviter les parties prenantes clés à participer aux travaux de normalisation, car ce n’est que lorsque ces dernières sont en mesure de participer qu’il nous est possible de recadrer les discussions. 

Des solutions novatrices au manque d’eau

La question de l’engagement d’Israël à récupérer et à réutiliser l’eau était au cœur de la séance dédiée au manque d’eau tenue aujourd’hui. Plus de 90 % de l’eau consommée dans ce pays est aujourd’hui recyclée, ce qui représente de loin le plus important taux de réutilisation de l’eau à l’échelon mondial pour un pays qualifié de « Silicon Valley des technologies de l’eau », comme l’a rappelé l’animatrice de cette séance, Mme Vered Oren, Directrice, Communication et relations internationales, Standards Institution of Israel (SII).

L’eau est une ressource des plus précieuses et cette séance a été l’occasion d’examiner comment des technologies novatrices en matière de gestion de l’eau, soutenues par des Normes internationales, participent à la lutte contre le manque d’eau, en particulier dans les pays en développement. Les conséquences de la pénurie d’eau se manifeste essentiellement par un manque d’eau potable, mais cette pénurie a également des répercussions sur d’autres secteurs essentiels, comme l’agriculture et la santé.

Tout comme Israël, nombre de pays en développement sont constamment à la recherche de moyens pour conserver l’eau, ou de technologies permettant d’utiliser l’eau le plus efficacement possible. À titre d’exemple, Israël a présenté trois entreprises de premier plan qui font œuvre de pionnier dans ce domaine – Netafim, Biopuremax et Watergen – en tirant parti du pouvoir des normes pour faire évoluer leurs produits.

De son côté, l’ISO a consacré de nombreux travaux à la question de l’eau, du traitement des eaux usées à la réutilisation de l’eau, que ce soit à des fins agricoles, urbaines ou industrielles. Si ces innovations sont sous-tendues par une multitude de normes, certains domaines sont encore trop peu développés. La génération d’eau atmosphérique en est un exemple, et une dégustation a été organisée pour démontrer la qualité de l’eau produite grâce à cette technologie novatrice. Une chose est sûre, les technologies de l’eau développées par Israël, exploitées au niveau mondial, peuvent offrir d’énormes avantages à l’humanité.

Une population vieillissante, de nouvelles opportunités

Le monde vieillit. Les intervenants de la séance tenue aujourd’hui ont examiné comment il était possible de faire face au vieillissement de la population mondiale. Les populations âgées connaissent une croissance plus rapide que toutes les autres tranches d’âge, du fait notamment de l’allongement de l’espérance de vie, des progrès sur le plan de la santé, et de la baisse du taux de natalité dans de nombreux pays. Il s’agit là d’une question dont on redoute les multiples conséquences sur le plan socio-économique, notamment en termes de main d’œuvre, de soins de santé, de tendances de consommation, d’environnement physique et social.

Comme l’ont laissé entendre de nombreux intervenants, cette transition démographique engendrera « de grands défis et de belles opportunités ». La diffusion rapide des technologies en fait partie. Elle permet en effet aux personnes de vieillir tout en conservant leur indépendance, au sein de leur communauté comme à leur domicile. La télésanté et la téléassistance ont permis d’offrir une assistance à distance aux personnes vivant dans des zones difficiles d’accès ou isolées. En outre, les technologies de la domotique facilitent la vie des personnes à leur domicile, en termes de soins cliniques, de sécurité et d’assistance de base. La mobilité intelligente et les nouvelles tendances en matière de solutions intelligentes offrent également de nouvelles possibilités aux personnes pour se déplacer au sein de leur communauté. Comme l’a souligné l’un des intervenants, « Nous avons une opportunité mondiale à traduire à l’échelon local ». Il nous faut trouver un équilibre au travers d’un soutien et de soins dispensés par la voie numérique, ainsi que d’options alternatives pour les personnes qui n’y ont pas accès pour ne laisser personne de côté.

Les intervenants ont par ailleurs mis en avant les diverses perspectives et les spécificités culturelles des différents pays et régions, mais aussi des contextes nationaux. Si ces différences sont clairement marquées, la pandémie de COVID-19 a permis de donner un nouveau départ s’agissant des relations intrafamiliales. Cette pandémie a été l’occasion, pour la première fois, « de revoir et de restaurer nos relations », y compris en ce qui concerne la façon dont nous prenons soin de nos aînés.

Il est indispensable d’éduquer, de partager nos connaissances et de montrer concrètement comment il est possible de bénéficier d’interactions plus transparentes et de meilleure qualité. Dans ce contexte en mutation, les normes apportent une valeur ajoutée. Comme l’a suggéré un intervenant, « L’ISO propose une « monnaie commune » » offrant aux personnes âgées l’occasion de participer à la conception et au développement de nouvelles fonctionnalités pour les sociétés vieillissantes. Avec une approche internationale des meilleures pratiques, l’ISO aide nos aînés à affronter l’avenir avec confiance.

Favoriser la collaboration mondiale

Mardi 20 septembre

Les temps forts de la deuxième journée

Climat et commerce : sortir des méandres d’une relation complexe 

Le climat et le commerce sont inextricablement liés. Si les politiques et les activités commerciales peuvent avoir un impact sur le climat, ce dernier peut potentiellement grandement perturber les échanges. Voici quelques-uns des sujets abordés lors de la séance tenue aujourd’hui sur le thème de « La contribution des politiques commerciales à l’action en faveur du climat ». 

Erik Wijkström, Chef de l'unité OTC de l’OMC, a résumé la situation en quelques mots : « Vous ne pouvez pas vous appuyer sur les politiques commerciales pour concrétiser les politiques climatiques. » M. Wijkström a notamment évoqué la hausse des émissions partout dans le monde ainsi que les domaines dans lesquels il est indispensable de s’attaquer à cette question, notamment pour ce qui est des résultats en matière de réglementation faisant référence aux normes. Cette question est particulièrement importante si l’on entend obtenir des résultats concrets sur le plan environnemental. Il ne faut cependant ne pas se concentrer uniquement sur les émissions, car il convient également de prendre en compte l’adaptation et les technologies face à la hausse constante des températures.  

Pour M. Kennedy Mbeva, Associé de recherche postdoctorant à la Blavatnik School of Government, Université d’Oxford, le principal défi consiste à aligner les politiques commerciales sur les objectifs climatiques. Il faut par ailleurs encadrer les politiques commerciales et les politiques climatiques, lesquelles se renforcent mutuellement et doivent être abordées simultanément pour exploiter les synergies qui s’en dégagent. Qui plus est, de nombreux outils de politique commerciale peuvent être mis à profit pour lutter contre les changements climatiques. Et c’est précisément là que réside le problème : il existe des centaines d’accords commerciaux entre les États, ce qui implique une fragmentation et une mosaïque d’approches. 

Selon Nick Davies, Directeur du Centre pour le commerce numérique et l’innovation de l’ICC, nous devons nous concentrer sur les aspects pratiques du commerce. Il est essentiel « d’exploiter les technologies numériques pour simplifier la responsabilisation et la transparence numériques et en limiter le coût ». Une forme de catalyse et une action concertée entre le secteur public et le secteur privé sont indispensables.  

Mettant en avant le point de vue du marché volontaire du carbone, M. Pedro Martins Barata, Directeur principal du Fonds pour la défense de l’environnement et Associé au sein de Get2C, a souligné l’ampleur de la demande de crédits carbone, qui avoisine désormais les deux milliards d’unités et devrait continuer de croître. Les normes sont essentielles, de même que la convergence entre les normes. Une norme de qualité permettrait certes de soutenir ces politiques, mais ne serait qu’un instrument de plus dans la boîte à outils des « solutions ». Ce serait en fin de compte un moyen concret de faire avancer le débat. 

Tous les intervenants ont convenu de la nécessité de renforcer la confiance dans le système. Un référentiel commun y contribuerait. Or, c’est précisément dans ce contexte que seront publiés les Principes directeurs de l’ISO sur la neutralité carbone, à l’occasion de la COP27, en novembre. Ces Principes directeurs établiront pour la toute première fois une définition normalisée de la neutralité carbone et des concepts connexes.

 

Une approche hybride de l’évaluation de la conformité pour renforcer la confiance 

L’évaluation de la conformité et les activités qui y sont associées sont indissociables des normes. Cette séance a été l’occasion pour les participants de découvrir le point de vue d’experts de différents horizons sur l’impact de la numérisation sur leur travail. 

Lors de cette table ronde animée par M. Marcus Long de l’IIOC, une association professionnelle d’organismes mondiaux de certification et d’assurance, les intervenants ont convenu que, dans l’ensemble, il existe d’importantes opportunités, mais qu’un modèle hybride, à savoir des activités menées en personne complétées au moyen de technologies permettant d’intervenir à distance, semble être la voie à suivre à l’avenir.  

Selon Mme Sheronda Jeffries, une ingénieure qui travaille depuis 14 ans pour CISCO Systems, il n’y a pas, à ce jour, d’approche unique applicable à l’ensemble des secteurs. « Prenons l’exemple de l’industrie automobile, […] celle-ci a su s’adapter rapidement. Certains secteurs comme celui de la sécurité des denrées alimentaires [qui recourt notamment aux systèmes FSSC basés sur ISO 22000] s’interrogent sur la manière de maintenir la confiance. »  

Mme Eve Gadzikwa, Directrice générale du Service d’accréditation de la Communauté de développement de l’Afrique australe, a donné un aperçu de la manière dont les pays en développement pourraient également tirer parti du recours aux technologies dans les activités d’évaluation de la conformité dans le but de limiter la complexité des tâches au travers de l’automatisation tout en renforçant l’intégration. Mme Gadzikwa a conclu son intervention en déclarant : « Il existe de nouvelles façons de garantir la qualité, la sûreté et la sécurité, et elles sont appelées à perdurer. » 

 

La confiance à l’ère numérique 

Bienvenue dans la mondialisation 2.0. Dans notre monde interconnecté au rythme effréné, les pays se doivent d’améliorer leurs capacités pour embrasser le commerce numérique et en tirer parti. Lors de cette séance, un groupe d’experts a examiné l’impact de la numérisation sur le commerce mondial, mais aussi sur les normes et l’évaluation de la conformité qui contribuent à ces échanges, notamment dans les pays en développement. 

En accélérant la transition vers le numérique partout dans le monde, la COVID-19 a précipité le monde dans une nouvelle ère. Pierre angulaire des échanges, l’évaluation de la conformité a été contrainte de recourir aux outils d’évaluation numériques pour continuer de fournir ses services. Les « audits à distance, via des applications sophistiquées sur les téléphones portables » sont désormais la norme. Si le numérique présente de nombreux avantages, en termes notamment de commodité et de rentabilité, il n’en reste pas moins qu’un certain nombre de problèmes subsistent pour ce qui est de la confiance.  

Si nous nous fions sans hésiter à un certificat sur papier, pourquoi ne ferions-nous pas de même pour les certificats numériques ? Indéniablement, la transition numérique n’est pas chose aisée. Les pays en développement, par exemple, doivent relever d’importants défis, du fait notamment de la fracture numérique qui limite encore l’accès d’une grande partie de la population au commerce en ligne. Prenons l’exemple du Kenya, un pays à la pointe du développement des infrastructures numériques en Afrique. L’accès à Internet à grande échelle continue d’être entravé par une faible diffusion des informations relatives aux normes.  

Tout au long de cette séance, les différents intervenants ont évoqué les nombreuses opportunités offertes par le commerce et les normes. D’une part, une plus grande interaction est indispensable pour accélérer ces synergies à l’échelon mondial, et d’autre part, la collaboration régionale a été mise en avant comme étant la solution la plus immédiate. Comme l’a fait observer l’un des intervenants, « les normes sont l’huile permettant de graisser les pièces mobiles – inspecteurs, laboratoires, organismes de normalisation. Au bout du compte, tout est une question de confiance – la confiance est de fait la monnaie du commerce international. »  

Travailler ensemble de façon plus intelligente pour favoriser la collaboration mondiale 

La deuxième journée de la Réunion annuelle de l’ISO 2022 a été l’occasion de rencontrer des experts de premier plan dans le domaine des ODD et du développement durable. Ces derniers ont présenté leur vision des différentes possibilités qui s’offrent à nous, en tant que société globale, de collaborer plus efficacement afin de relever les défis urgents en intervenant rapidement et de manière efficace.  

Cette table ronde réunissait Mme Sandra Cabrera De Leicht, Centre du commerce international, Mme Gauri Singh, Directrice générale adjointe, Agence internationale pour les énergies renouvelables (IRENA), M. Houssam Chahine, Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), et Mme Marianna Karttunen, Analyste politique, OCDE.  

Les normes étaient bien entendu au cœur de l’ordre du jour, avec la participation active du Secrétaire général de l’ISO, Sergio Mujica, rejoint par ses homologues de l’IEC et de l’UIT, M. Philippe Metzeger et M. Chaesub Lee. 

Si les discussions ont confirmé les liens essentiels entre normes et progrès vérifiables s’agissant des initiatives en faveur de la durabilité, elles ont également mis en évidence le rôle plus large des normes. Différents participants ont insisté sur la nécessité d’élaborer des normes dans de nouveaux domaines. Mme Gauri Singh, spécialiste des questions relatives à l’énergie, a expliqué que, d’après sa propre expérience, l’hydrogène vert suscite toujours plus d’intérêt, mais qu’il n’existe à ce jour pas de consensus quant à la signification même du terme « vert » dans ce contexte. Une norme dans ce domaine pourrait apporter davantage de clarté, à l’image des efforts mis en œuvre par l’ISO pour établir une définition partagée de la neutralité carbone. 

Un large éventail de sujets en lien avec la durabilité, les technologies et le processus de normalisation ont été abordés, suscitant de nombreuses questions de la part des participants présents à Abu Dhabi ou en ligne. S’agissant de l’avenir de la normalisation et des progrès accomplis dans le domaine des normes lisibles par machine, le Secrétaire général de l’ISO, Sergio Mujica, a rappelé que l’évolution rapide des technologies ne doit en aucun cas faire abstraction des besoins des personnes, et réaffirmé qu’il était essentiel que les normes soient toujours « accessibles et inclusives ». 

Assurer la durabilité des systèmes alimentaires mondiaux   

Que pouvons-nous faire pour assurer de manière durable la sécurité alimentaire et continuer de soutenir une population toujours plus importante ? La table ronde sur la résilience des systèmes alimentaires a permis aujourd’hui de répondre à ces grandes questions et bien d’autres encore. Les principaux sujets abordés ont été la pertinence des technologies, les stratégies agroalimentaires locales et nationales, et l’adaptation à ces différents contextes et besoins. 

Le rôle des normes a été mis en lumière au travers de deux études de cas, l’une centrée sur le Kenya (recours aux données satellite pour améliorer les pratiques agricoles), l’autre sur Singapour (transformation du secteur de l’agriculture urbaine locale). Selon les intervenants, il y a tout lieu d’espérer – innovation, progrès technologique, durabilité. L’agriculture de précision a le potentiel de transformer la production agroalimentaire, en permettant notamment aux sols et aux cultures de bénéficier d’apports correspondant exactement à leurs besoins pour une productivité optimale afin de produire des aliments sains et nutritifs. 

Cette séance incluait une discussion interactive sur la manière dont la collaboration internationale peut contribuer à la création d’une économie circulaire pour l’alimentation et renforcer la sécurité alimentaire et la résilience de la chaîne d’approvisionnement pour toutes et tous. L’ensemble des intervenants ont convenu du rôle essentiel des normes pour des systèmes agricoles durables à même de soutenir les objectifs des politiques alimentaires nationales. Les informations fournies ont mis en évidence le rôle important des normes, aussi bien pour identifier les technologies nécessaires que pour en faciliter l’utilisation.  

M. Raj Rajasekar, Vice-président de la Commission du Codex Alimentarius et modérateur de la table ronde, a fait valoir dans ses conclusions que les approches novatrices visant à promouvoir les systèmes alimentaires durables sont appelées à se développer partout dans le monde. Les normes seront essentielles pour ouvrir une nouvelle ère dans le domaine de l’agroalimentaire, de la ferme à l’assiette.   

 

La Présidente de l’ISO, Ulrika Francke, ouvre la Réunion annuelle de l’ISO en déclarant : « La pandémie nous a appris une chose : des défis naissent des opportunités, et des défis partagés naissent des opportunités partagées. »

Lundi 19 septembre

Les temps forts de la première journée

Innover pour proposer des solutions climatiques transformatrices 

« Les normes nous permettent de libérer un énorme potentiel au service de l’action en faveur du climat et de la durabilité », a déclaré M. Massamba Thioye, CCNUCC, lors de la table ronde qui vient de s’achever. « Amener quelqu’un à saisir toute l’importance de l’innovation en matière de solutions climatiques est une étape essentielle pour y parvenir. Axées sur les résultats, les normes contribuent à la mise au point de solutions climatiques. »   

Cette table ronde a réuni des experts du climat de premier plan pour discuter de l’importance des solutions novatrices pour relever les défis climatiques et de la manière dont celles-ci intègrent les normes internationales. S’en est suivi un débat sur la façon de promouvoir les solutions à l’appui des Objectifs de développement durable (ODD) liés au climat et de répondre à des besoins humains fondamentaux en matière d’alimentation, de logement, de mobilité et d’accès, au travers de chaînes de valeur alternatives, en phase avec ces ODD. 

La séance a permis d’examiner les initiatives liées au climat. Par ailleurs, les stratégies visant à assurer une applicabilité la plus large possible des solutions et la prise en compte des besoins des villes, qui ressentent certains des effets les plus intenses des changements climatiques, ont également fait l’objet d’une discussion. Parmi les exemples cités figurait notamment la ville de Goyang, en Corée du Sud. 

La transition vers de nouveaux systèmes axés sur l’innovation et un programme climatique équitable exigera une réelle collaboration au niveau des villes ainsi que sur des questions transversales. Aucun secteur, ni aucun acteur n’y parviendra seul. Tous les intervenants ont convenu que « faire cavalier seul » était une démarche vouée à l’échec.   

Les intervenants de la table ronde ont également souligné l’utilité des normes en tant qu’instruments du changement. Qu’elles portent sur l’atténuation, l’adaptation ou le financement, les normes ISO couvrent l’ensemble des efforts mis en œuvre pour lutter contre les changements climatiques. Selon l’un des intervenants, « les normes, qui permettent d’avoir un impact mondial significatif, ouvrent la voie aux actions à l’échelon local ».  

L’un des grands axes de l’ensemble des discussions portait sur la manière dont nous pouvons donner vie aux normes alors même que nous nous efforçons de nous concentrer sur la convergence des réponses aux changements climatiques. Il nous faut cesser de mettre l’accent sur le risque climatique et nous concentrer sur les opportunités liées au climat, en privilégiant les personnes, source potentielle de solutions.  

Les intervenants ont clos la séance avec un enthousiasme marqué et beaucoup d’espoir en ce qui concerne la tenue prochaine, en novembre, de la COP27 en Égypte. L’ISO publiera à cette occasion les Principes directeurs de la neutralité carbone, qui proposeront pour la première fois une définition normalisée de la neutralité carbone et des concepts qui y sont associés.  

Pour le Président de la Nouvelle Banque de développement, « il faut davantage de normes »  

« Le commerce international passera par les normes », a déclaré le Président de la Nouvelle Banque de développement (NDB), M. Marcos Troyjo, lors de son allocution principale prononcée à l’occasion de la 56e Réunion annuelle du Comité de l’ISO pour les questions relatives aux pays en développement (DEVCO). 

Selon lui, le monde est en transition. Les travaux issus de nos collaborations, notamment les normes que nous élaborons, ouvrent « un nouveau chapitre pour une mondialisation à même de mieux fonctionner pour toutes et tous ». 

Le Président de la NDB a rappelé les paramètres qui sous-tendent les progrès économiques, dont les normes font partie. Il a également souligné qu’un renforcement de la mondialisation est essentiel pour surmonter les difficultés géopolitiques et les tensions inflationnistes afin de relancer l’économie mondiale – mais aussi éviter que de nouvelles pandémies mondiales ne se déclarent à l’avenir.  

Cette réunion, présidée par Mme Julia Bonner Douett, Présidente du DEVCO, marque plus de six décennies d’aide aux membres des pays en développement pour leur permettre de participer plus pleinement à la normalisation et d’en tirer le plus d’avantages possible. C’est également l’occasion, pour les membres de l’ISO, les représentants des organisations internationales et des organismes régionaux de normalisation d’échanger leurs expériences et meilleures pratiques à l’appui de la Stratégie de l’ISO 2030 et du Plan d’action pour les pays en développement 2021-2025. 

La réunion du DEVCO a par ailleurs bénéficié cette année de la contribution virtuelle de M. Aik Hoe Lim, Directeur, Division du commerce et de l'environnement de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), soulignant l’importance des normes vis-à-vis des obstacles techniques au commerce (OTC), ainsi que l’importance de commerce en tant que moteur de la croissance. M. Aik Hoe Lim a également rappelé les défis liés aux changements climatiques et fait observer que, pour réaliser de réels progrès, il était indispensable que ces derniers soient mesurables. « Nous devons assurer l’intégrité des mesures pour établir des points de comparaison pertinents », a-t-il déclaré, avant de souligner qu’il ne sera possible d’atteindre les objectifs environnementaux qu’en s’appuyant sur une compréhension commune de la nature même de ces objectifs et des moyens de les mesurer. 

Dans le prolongement de l’intervention de M. Aik Hoe Lim, qui vient renforcer le rôle des normes internationales, le Chef de l'unité OTC de la Division du commerce et de l'environnement de l’OMC, M. Eric Wijkström, présent à Abu Dhabi, a répondu aux questions d’un public à la fois attentif et actif.

La Réunion annuelle de l’ISO a débuté

Technologues, entrepreneurs et dirigeants d’entreprises et de gouvernements se sont réunis aujourd’hui à Abu Dhabi dans le cadre de la Réunion annuelle de l’ISO. Temps fort du calendrier de la normalisation internationale, cette manifestation hybride a atteint cette année de nouveaux sommets avec un nombre record de participants. 

Avec plus d’un millier de participants en présentiel et près de quatre mille participants en ligne, l’ISO, en collaboration avec le Ministère de l’industrie et des technologies avancées des EAU (MoIAT), a réussi à mettre sur pied un programme qui saura séduire de nombreuses personnes qui ne se considèrent peut-être pas comme des normalisateurs. 

L’importance de la collaboration, ainsi qu’une vision plus large du rôle des normes ont occupé une place centrale dans l’allocution d’ouverture de Son Excellence M. Omar Suwaina Al Suwaidi, Sous-secrétaire du MoIAT, lequel a notamment déclaré : « La réunion de cette semaine est cruciale, non seulement pour l’écosystème industriel mondial, mais plus largement pour le commerce, les économies et l’action en faveur du climat. » 

Ses propos ont été repris par les personnalités dirigeantes de l’ISO, notamment la Présidente, Ulrika Francke, lorsqu’elle est montée sur l’estrade pour inciter les délégués à « promouvoir l’esprit de collaboration aux niveaux national, régional et international ». 

La Réunion annuelle, qui comprend cette année un nombre record d’ateliers participatifs, a été officiellement ouverte par le Secrétaire général de l’ISO, Sergio Mujica, qui a rappelé aux délégués, dans son allocution de bienvenue, qu’ils devaient s’attendre à des journées bien remplies, axées sur la collaboration. 

La Réunion annuelle de l’ISO 2022 a lieu du 19 au 23 septembre. Rejoignez-nous virtuellement à Abu Dhabi pour en savoir plus. 

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