L'équipe ISO des hauts dirigeants responsables de la supervision des 3 274 organes techniques que compte le système de normalisation ISO a célébré hier à Genève, Suisse, sa cinquantième réunion. Au fil des réunions qu’il a tenues depuis sa création en 1994, le Bureau de gestion technique (TMB) a vu son rôle évoluer. Axé au départ sur des questions d’ordre purement technique, concernant notamment les décisions relatives aux domaines des travaux des comités qui élaborent les normes ISO, il couvre aujourd’hui également les questions stratégiques, en apportant des contributions à la réalisation des objectifs et de la vision énoncés dans le Plan stratégique de l'ISO 2011-2015.

Composé des representants de 14 comités membres de l'ISO, leTMB est ici réuni au complet avec son Président et le personnel d’appui du Secrétariat central de l'ISO.
(Photo: ISO/Granier)
Le Président du Bureau de gestion technique, Jacob Holmblad, s’apprête a découper le gâteau d'anniversaire célébrant la 50ème réunion du TMB. (Photo: ISO/Granier)

Comme le relève le Président du TMB, Jacob Holmblad, « Les normes techniques comme celles sur les écrous et les boulons font bien entendu toujours partie de notre domaine de responsabilité, mais en plus de notre travail dans « la salle des machines » de l'élaboration des normes, nous prêtons aussi main forte à nos collègues sur le pont – le Conseil de l'ISO – en leur apportant des avis stratégiques et des recommandations ».

Ces dernières années, le TMB a, par exemple, introduit le concept de comités de projet ISO, qui ont pour mission d’élaborer rapidement une norme unique pour un nouveau domaine. Ils travaillent actuellement sur un éventail de sujets – gestion des ressources, centres de ravitaillement de gaz naturel pour véhicules, et externalisation – à côté de nouveaux comités techniques ISO dans des domaines comme la sécurité des matériels des parcs d'attractions et le biogaz.

Le rôle du TMB est en partie de veiller à ce que l’ISO n'engage ses ressources que pour l'élaboration de normes dont le marché a explicitement besoin. Il a ainsi procédé à une étude approfondie des initiatives et programmes ayant trait à la responsabilité sociétale avant de formuler sa recommandation quant à la valeur d’une norme ISO dans ce domaine – avec, au final, la publication d’ISO 26000, qui fournit des lignes directrices relatives à la responsabilité sociétale, le 1 novembre 2010.

Une autre étude réalisée par le TMB a permis de démontrer l’ampleur de la contribution de l'ensemble des comités qui élaborent les normes ISO aux objectifs économiques, environnementaux et sociétaux du développement durable. Parmi les projets récents et les projets en cours du TMB figurent notamment :

  • De nouvelles brochures visant l'amélioration continue des processus déployés par l'ISO et ses partenaires pour élaborer des Normes internationales qui bénéficient aux entreprises, aux gouvernements et à la société
  • Le renouvellement d’un accord avec la Commission électrotechnique internationale (IEC) pour améliorer la coopération sur les normes pour les véhicules électriques et l'électronique automobile
  • Le déploiement des innovations résultant du projet de « laboratoire vivant » de l’ISO visant à améliorer les systèmes d’élaboration des normes.

« La cinquième conférence pour les Présidents des comités techniques ISO, que le TMB est en train d’organiser autour du mot d’ordre  « faire plus simple, plus vite et mieux », fournira d'autres occasions d'identifier et de partager les meilleures pratiques», relève M. Holmblad.

La composition du TMB est assurée par rotation par les comités membres de l’ISO. Les représentants des pays suivants siègent actuellement au TMB : Afrique du Sud Allemagne, Australie, Brésil, Canada, Chine, République de Corée, États-Unis France, Inde, Japon, Malaisie, Royaume-Uni et Suède.

Un article plus détaillé sur les travaux du TMB et les atouts qu'il représente paraîtra dans le numéro de juillet-août du magazine ISO Focus+, qui consacrera un dossier à la chaîne d'élaboration des normes.