Accueil

Actualités

L'innovation en jeu - 35e Assemblée générale de l'ISO

par Roger Frost, le
Flux RSS ISO
top table

La "tribune d'honneur" de la 35e Assemblée générale de l'ISO.

Un vent d’innovation a soufflé sur la 35e Assemblée générale (AG) de l’ISO, qui s’est tenue du 19 au 21 septembre 2012, à San Diego aux États-Unis. En réponse aux voeux des membres de l’ISO à l’issue des deux précédentes AG, l’ISO a revu le format de son AG 2012 afin d’encourager une plus grande participation, et laisser davantage de place à la discussion et au réseautage. Une séance publique a également mis l’accent sur l’innovation.

Cette 35e AG de l’ISO a été accueillie par l’American National Standards Institute (ANSI), membre de l’ISO pour les États-Unis qui compte parmi les membres fondateur de l’Organisation. La manifestation a attiré la participation de 434 délégués de 123 pays membres de l’ISO et de 13 organisations internationales ou régionales partenaires. L’AG s’est déroulée sur deux jours, les 19 et 21 septembre, le 20 septembre étant réservé à une séance publique consacrée à deux grands enjeux pour la communauté internationale – l’innovation et l’économie du développement durable – où la contribution des Normes internationales est déjà manifeste. Mais pourraient-elles faire plus encore ? (Voir article "Développement durable et innovation").

Le Sous-secrétaire américain pour la normalisation salue l’ISO pour ses normes sur le développement durable

Dans son discours marquant l’ouverture de l’Assemblée générale, Patrick Gallagher, Sous-secrétaire américain au commerce pour la normalisation et la technologie et Directeur du National Institute of Standards and Technology (NIST), a déclaré que l’ISO fait un travail considérable en élaborant des normes à l’appui du développement durable et se pose en chef de file avec des référentiels comme ISO 14001 (management environnemental) et ISO 50001 (management de l’énergie).

«Je tiens à féliciter l’ISO et à lui rendre hommage pour l’initiative qu’elle a prise avec la normalisation des questions de développement durable. ISO 14001 et ISO 50001 sont tout particulièrement des modèles de référence pour la pratique concrète et la gestion d’une démarche de développement durable.

Le développement durable est effectivement un sujet prioritaire. Dans un monde où les ressources ne sont pas inépuisables, l’un des principaux enjeux de société auxquels nous devons faire face porte sur la façon de gérer ces ressources avec responsabilité. Comme vous le savez tous, les normes jouent un rôle essentiel dans notre manière d’évaluer un tel défi.

Le développement durable ne concerne pas seulement une partie d’un processus, il touche au cycle de vie complet d’un produit : conception, production, utilisation et élimination. Il s’agit donc d’engager dans la démarche les producteurs, les distributeurs, les organismes de réglementation, les acheteurs et les utilisateurs.

Dans un marché mondial, il n’y a pas, à mes yeux, de défi plus important auquel nous atteler. Notre travail sur le cadre normatif à établir sera un terreau fertile pour l’innovation et la créativité. L’enjeu en vaut la peine.»

M. Gallagher a également mis en avant l’importance de normes mondiales pour les entreprises et les consommateurs en ces termes: «La technologie ne connaît pas de frontière, elle se déploie à l’échelle mondiale.»

Le Président de l’ISO, Boris Aleshin, a souligné, pour sa part, que lors de la fondation de l’ISO en 1947, l’Organisation comptait 26 membres: «Aujourd’hui, la famille ISO est composée des organismes nationaux de normalisation de 164 pays, représentant des économies industrialisées, en développement et en transition, de toutes les régions du monde.»

Boris Aleshin Boris Aleshin, Président de l'ISO

Selon Boris Aleshin, l’ISO a une formidable opportunité de faire davantage reconnaître d’un point de vue stratégique, la valeur de la normalisation auprès des entreprises, des pouvoirs publics et des consommateurs. Mais, a-t-il averti, «nous devons, en tant qu’Organisation internationale de normalisation, veiller à ce que les clients connaissent l’ISO, et à ne pas nous borner à rester dans un cercle fermé, c’est-à-dire entre nous.

Ce cercle doit s’ouvrir sur l’extérieur et il nous faut trouver les moyens les plus convaincants et les plus vivants de le faire, qui montrent clairement pourquoi les normes sont utiles à l’extérieur. Pour ce faire, il convient de chercher de nouvelles formes de communication, de nouvelles idées à étudier et décider des actions à mettre en œuvre, pour accomplir plus simplement, plus vite et mieux tout ce que nous entreprenons.»

L’orateur suivant, Jim Pauley, Président du Conseil d’administration de l’ANSI, a évoqué d’autres aspects: «En tant que professionnels de la normalisation, vous savez que les normes et la conformité jouent un rôle essentiel dans l’économie. Nous aimons bien citer la statistique du Département américain du Commerce selon laquelle la normalisation a une incidence sur plus de 80 % du commerce mondial des marchandises. Les chiffres correspondants en termes financiers ne sont pas encore officiellement établis pour 2012, mais, pour 2011, ils totalisaient un montant supérieur à USD 13 billions.

Il est clair que le recours aux normes et la conformité à celles-ci favorisent l’interopérabilité des technologies et la compétitivité globale de l’ensemble des entreprises. Avec une coopération plus soutenue et un meilleur partage des informations, il est possible d’économiser au niveau des coûts et de gagner en efficacité – ce qui est clairement primordial dans le paysage économique actuel. Lorsque les entreprises se portent bien, les économies nationales vont d’autant mieux.

Les normes et l’évaluation de la conformité jouent également un autre rôle important sur le marché mondial. Elles constituent un gage de qualité qui établit pour le consommateur un lien de confiance.»

Le Président encourage l’ISO à définir un nouveau modèle économique

L’innovation était également un thème sous-jacent à une table ronde animée par le Président de l’ISO, Boris Aleshin, sur les ressources dont l’ISO et ses membres nationaux ont besoin pour répondre aux clients à l’avenir.

L’ISO se doit d’adopter un nouveau modèle économique pour assurer son avenir et éviter la stagnation, a déclaré M. Aleshin en appelant à clarifier ce que recouvre l’activité économique de l’ISO – s’agit-il des opérations centralisées de l’ISO à Genève, ou des activités d’un réseau comprenant le Secrétariat central de l’ISO et ses membres nationaux dans 164 pays et représentant plusieurs milliards de dollars. Selon lui, «il s’agit d’une question de la plus haute importance».

«Nous devons nous adresser ensemble à nos publics cibles, a-t-il déclaré. Nous devons définir qui sont nos clients – entreprises, consommateurs ou pouvoirs publics – et traiter de leurs besoins en nous fondant sur une pensée qui nous soit commune. Sinon, nous stagnerons.

Nous ne travaillons pas assez bien, ni entre nous, ni avec l’industrie et les consommateurs. Nous avons fait beaucoup pour répondre à leurs exigences, mais, mis à part auprès des professionnels, nous ne sommes pas assez connus.

Je souhaiterais que nous nous concentrions sur nos publics cibles et que nous les abordions par la communication et la formation. Nous devons faire connaître nos valeurs et promouvoir nos produits. Et nous devons examiner le modèle économique de l’ensemble de l’Organisation et identifier des objectifs communs avec nos partenaires de la normalisation internationale, la Commission électrotechnique internationale (CEI) et l’Union internationale des télécommunications (UIT).»

Le Secrétaire général de l’ISO lance les débats à l’Assemblée générale

Le Secrétaire général de l’ISO, Rob Steele, a lancé les débats en adressant aux délégués sa question favorite: «Et maintenant ?».

Rob Steele Rob Steele, Secrétaire général de l'ISO

«Il est évident, a-t-il déclaré, que des progrès tangibles sont en cours dans le cadre de la réalisation des objectifs stratégiques clés du Plan stratégique de l’ISO 2011-2015. Des priorités essentielles ont été identifiées et des mesures sont actuellement prises pour les affronter.

Il apparaît toutefois nécessaire de renforcer le lien entre l’ISO et nos clients clés. Les enjeux de la croissance économique et les attentes rapidement changeantes créent une grande opportunité pour l’ISO, puisque les Normes internationales peuvent jouer un rôle significatif pour apporter des réponses à ces attentes.

Mais le moment est venu de nous regarder en face et d’avoir plus d’audace. Pour exploiter tout le potentiel de ces opportunités, nous devons identifier quels sont les besoins de normes dans le monde de façon à y répondre et à les satisfaire plus simplement, plus rapidement et mieux que jamais, en mettant les compétences, l’expérience et la conviction que symbolise le nom de l’ISO au service des besoins de nos clients. Nous devons utiliser toutes les ressources disponibles, et c’est maintenant qu’il faut agir.»

La stratégie de l’ISO

Sadao Takeda Sadao Takeda, Vice-président de l'ISO (questions de politique)

Le Vice-président de l’ISO (questions de politique), Sadao Takeda, a fait le point sur la mise en œuvre du Plan stratégique de l’ISO 2011-2015. Si l’ISO est en bonne voie pour atteindre ses objectifs stratégiques pour 2015, la conjoncture économique a radicalement changé en raison de la crise financière mondiale.

Il a cependant fait valoir que l’ISO avait fait de rapides progrès, en particulier dans le secteur des technologies de l’information et de la communication (TIC) dont l’incidence se fera sentir sur son activité principale qui est la création et la diffusion d’informations.

En outre, le Conseil de l’ISO a fait procéder à une analyse des risques et scénarios pour déterminer les mesures que pourrait devoir prendre l’ISO pour réagir aux difficultés dues au contexte économique.

Les travaux techniques de l’ISO

La Vice-présidente de l’ISO (gestion technique), Mme Elisabeth Stampfl-Blaha, a souligné trois aspects actuellement étudiés par le Bureau de gestion technique (TMB), qui supervise les activités d’élaboration des normes de l’ISO :

E. Stampfl-Blaha Elisabeth Stampfl-Blaha, Vice-présidente de l'ISO (gestion technique)

Favoriser les partenariats – Il ne faut plus raisonner en termes de structures. Plutôt que de se concentrer sur les mécanismes de résolution des conflits, l’ISO et sa partenaire la CEI recherchent des synergies possibles pour résoudre en amont les questions qui pourraient finir par poser des problèmes

  • Améliorer la communication – Mme Stampfl-Blaha estime essentiel de mieux partager les informations. Le TMB Communiqué est maintenant distribué à l’ensemble des membres de l’ISO pour que tous puissent communiquer des informations et indiquer leurs priorités
  • Améliorer l’efficacité – Elle a mis l’accent sur les efforts déployés pour réduire le temps nécessaire à l’élaboration des normes, en laissant aux comités techniques plus de liberté pour choisir la meilleure voie permettant de dégager rapidement un consensus.

Une AG inédite

Les sujets de réflexion abordés lors de l’Assemblée générale ont notamment été les suivants :

  • Les questions clés en matière de normalisation du point de vue des organisations de normalisation partenaires, la CEI, l’UIT et l’Organisation mondiale du commerce (OMC)
  • Les droits de la propriété intellectuelle (DPI) de l’ISO et le droit d’auteur attaché aux normes ISO (modérateur : Nicolas Fleury, Directeur Marketing, Communication et Information à l’ISO/CS)
  • Les ressources dont l’ISO et ses membres doivent disposer pour répondre aux besoins futurs des clients – idées sur les futurs modèles économiques (modérateur : Rob Steele, Secrétaire général de l’ISO)
  • Des outils plus simples, plus rapides, et meilleurs pour faciliter l’élaboration et la mise à disposition d’une norme ISO sur iPad, sur la plate-forme de consultation en ligne et en format PDF (modérateur : David Ratcliffe, Directeur, Technologies de l’information et services électroniques à l’ISO/CS)
  • Travailler avec des partenaires pour mener à bien le Plan stratégique de l’ISO 2011-2015 – les bons résultats obtenus et ce que l’on peut faire de plus (modérateur : Kevin McKinley, Secrétaire général adjoint de l’ISO)
  • La normalisation et l’enseignement (modérateur : Daniele Gerundino, Conseiller stratégique auprès du Secrétaire général de l’ISO)
  • Examen de la gouvernance de l’ISO dans un souci d’efficacité et d’efficience (modérateur : Rob Steele, Secrétaire général de l’ISO)

Loin de faire l’objet de présentations interminables, ces sujets ont été abordés dans le cadre de tables rondes et d’ateliers de réflexion en petits groupes pour encourager les questions et les discussions. Les participants disposaient de pavés numériques pour donner immédiatement leur avis.

Les présentations PowerPoint utilisées par les différents intervenants, ainsi que le compte rendu des tables rondes et des ateliers de réflexion, de même que les recommandations formulées sont à la disposition des membres de l’ISO sur le serveur ISODOC. Les Dirigeants de l’ISO passeront ces recommandations au crible et feront rapport sur les mesures à entreprendre en conséquence.

En plus du changement de format dans le déroulement de l’AG, l’événement a, cette année, insisté sur les possibilités de mieux tisser des liens et de «réseauter». Avec la formule des «Genius bar», pendant les pauses, les délégués ont pu ainsi, dans un espace informel, rencontrer les membres de l’équipe du Secrétariat Central de l’ISO et parler plus en détail de questions comme les DPI, comment tirer un meilleur parti des services aux membres, les outils TI, le marketing, la communication et l’information.

Les auteurs d’ISO 50001 sur le management de l’énergie récompensés

Le groupe d’experts qui a élaboré la Norme internationale ISO 50001 relative au management de l’énergie a vu son œuvre récompensée par la remise d’un prix pour l’excellence de ses travaux. Le Prix Lawrence D. Eicher (LDE) 2012 pour l’excellence de l’élaboration créative et novatrice de normes a été décerné au comité technique ISO/TC 242, Management de l’énergie.

LDE Award 2012 winners De gauche à droite : Amanda Richardson (BSI); Leonardo Martins (ABNT); Boris Aleshin (Président ISO); Ed Pinero (Président ISO/TC 242); Jason Knopes (Secrétaire ISO/TC 242) et Guo Hui (SAC).

Annonçant le lauréat, le Président de l’ISO, Boris Aleshin, a souligné que l’énergie est indispensable au fonctionnement des organismes quelles que soient leurs activités, mais peut représenter un poste de coût majeur. Outre son coût économique pour les organismes, la consommation d’énergie a également un coût environnemental et sociétal du fait de l’épuisement des ressources et de certains problèmes, comme le changement climatique, auxquels elle contribue.

«Un organisme n’a aucune maîtrise sur les prix de l’énergie, a-t-il déclaré, mais il peut en revanche améliorer sa gestion de l’énergie. L’amélioration de la performance énergétique permet aux organismes d’obtenir des résultats rapides, en optimisant l’utilisation de leurs sources d’énergie disponibles et de leurs biens énergétiques.

ISO 50001 établit pour les installations industrielles, les établissements commerciaux, institutionnels ou étatiques, ou des organisations dans leur intégralité, un cadre qui leur permet de gérer l’énergie. Visant une large applicabilité à travers tous les secteurs économiques des pays, la norme pourrait avoir un impact sur près de 60 % de la demande d’énergie mondiale.»

Ayant identifié le management de l’énergie comme l’un des cinq domaines prioritaires pour lesquels il convient d’élaborer des Normes internationales, l’ISO a créé en 2008 un comité de projet, l’ISO/CP 242, Management de l’énergie, pour mener à bien les travaux correspondants. Les responsabilités de secrétariat de l’ISO/CP 242 ont été confiées à l’ANSI, membre de l’ISO pour les États-Unis, et à l’ABNT, membre pour le Brésil, auxquels sont venus s’adjoindre la SAC, membre de l’ISO pour la Chine et la BSI, membre pour le Royaume-Uni, de manière à ce que les économies développées et en développement participent côte à côte à l’orientation stratégique et à l’administration du comité. En juin 2011, le comité de projet est devenu un comité technique, avec un programme de travail qui s’est élargi à d’autres normes.

Aujourd’hui, les experts des organismes nationaux de normalisation de 48 pays membres de l’ISO participent aux travaux de l’ISO/TC 242, et 17 autres pays y prennent part en qualité d’observateurs.

M. Aleshin a remis le prix LDE au Président de l’ISO/TC 242, Ed Pinero et aux Secrétaires, Jason Knopes (ANSI) et Leonardo Martins (ABNT), accompagnés de Guo Hui, pour la SAC, et Amanda Richardson, pour la BSI.

Un Kenyan remporte le Concours ISO/DIN pour les jeunes normalisateurs dans les pays en développement

Un essai sur le rôle des normes dans l’économie kenyane a remporté le Concours ISO/DIN pour les jeunes normalisateurs des pays en développement. Le lauréat, Amwayi Omukhweso William, travaille en qualité d’administrateur adjoint, assurance de la qualité, au sein du Kenya Bureau of Standards (KEBS).

Amwayi Omukhweso William Amwayi Omukhweso William, lauréat du concours ISO/DIN 2012

Ce concours, organisé par l’ISO et parrainé par le DIN, l’Institut allemand de normalisation, représente un beau défi et une belle opportunité pour les jeunes professionnels de la normalisation des pays en développement et des économies en transition.

Les participants à l’édition 2012 devaient rédiger un essai en anglais sur la question suivante: «Comment les Normes internationales ISO aident-elles l’industrie de votre pays à répondre aux exigences des marchés à l’échelon local et mondial ?». Les participants étaient invités à faire part de leurs idées et points de vue personnels en s’appuyant sur l’expérience de leur pays.

Annonçant le lauréat, Torsten Bahke, Directeur du DIN, a déclaré: «Le gagnant a très bien établi le lien entre les objectifs de développement que le Kenya a énoncés dans son programme économique national « Vision 2030 » et la nécessité de mettre en œuvre des Normes internationales dans les secteurs qui présentent des perspectives de croissance, en particulier sur les marchés d’exportation.

Ce travail a clairement mis en lumière qu’il était nécessaire de mettre en œuvre des normes ISO d’évaluation de la conformité et de systèmes de management. L’auteur manifeste une très bonne compréhension du sujet, il l’a étudié sous de nombreux angles et sait clairement comment les normes ISO devraient être utilisées.»

Dans un message audio de remerciement adressé à l’Assemblée générale de l’ISO, M. William a déclaré: «Les normes ont et auront un rôle crucial à jouer dans le développement du commerce mondial car elles facilitent l’accès aux marchés et renforcent la compétitivité des produits. C’est pourquoi il est important pour les pays, en particulier les pays en développement, de se servir du lien qu’entretiennent les normes avec le commerce comme d’un levier, car il s’agit d’un élément moteur pour la croissance économique de tout pays.»

Travailler avec les partenaires

Le Président de l’ISO, Boris Aleshin, a animé une table ronde à laquelle participaient le Vice-président de la CEI, James Matthews, l’Adjoint au Directeur du Bureau de la normalisation des télécommunications (UIT-T), Reinhard Scholl, et le Conseiller, Division du commerce et de l’environnement de l’OMC (également Secrétaire du Comité des obstacles techniques au commerce de l’OMC), Erik Wijkström. Mettant en avant l’incidence de la normalisation dans le monde, ils ont chacun exposé les principaux défis auxquels sont confrontées leurs organisations.

James Matthews (CEI) : L’ISO et la CEI ont une histoire riche, mais elles doivent toujours aller de l’avant en termes d’efficacité et de productivité de leurs résultats. Les travaux portent leurs fruits, les technologies évoluent, et les deux organisations collaborent plus que jamais. En parallèle, il faut bien comprendre que l’utilisateur des normes doit être en mesure d’identifier les projets qui l’intéressent. Les organismes nationaux doivent être proactifs en engageant les communautés de parties prenantes. Il faut que les nouveaux participants saisissent les avantages des solutions globales.

Reinhard Scholl (UIT) : La compétitivité des technologies de l’information et de la communication (TIC) se reflète dans le processus d’établissement des normes. Le nombre des organismes de normalisation va diminuer faute de moyen et d’argent. Les entreprises veulent que leurs intérêts soient bien pris en compte. La pertinence pour le marché est un défi constant. A cette fin, l’UIT s’est adaptée en travaillant très rapidement et ses procédures sont aujourd’hui transparentes et bien conçues. L’autre défi est celui de l’articulation entre les TIC et les marchés verticaux (tels que les transports et les services publics).

Wijkström Erik (OMC) : Les normes sont «l’air que nous respirons» et l’OMC encourage vivement le recours aux normes internationales. Depuis 1995, 45 différends officiels mettant en cause des normes ont été portés devant l’OMC, dont quatre seulement sont de véritables différends. L’un de ces différends était précisément de savoir «Qu’est-ce qu’une norme internationale ?». Le fait qu’une norme soit largement utilisée n’est pas un critère. Pour mériter la désignation de norme internationale, la norme doit avoir été établie par un organisme dans lequel la participation et la transparence sont de mise. Plus il y a de pays qui participent à l’élaboration de la norme, plus elle sera pertinente.

Nouveaux membres du Conseil

L’Assemblée générale a élu les six membres suivants au Conseil de l’ISO pour la période 2013-2014 :

  • DSM (Malaisie)
  • ESMA (Émirats arabes unis)
  • IRAM (Argentine)
  • IPQ (Portugal)
  • INNORPI (Tunisie)
  • MCCAA (Malte)

Remerciements

Le Président et le Secrétaire général de l’ISO ont remis au Président-Directeur général de l’ANSI, Joe S. Bhatia, un cadeau de remerciement pour l’accueil de l’AG et a lu le texte d’une résolution spéciale:  L’Assemblée générale exprime ses plus profonds remerciements à l’American National Standards Institute (ANSI) pour son accueil chaleureux et pour l’excellence des dispositions prises pour ISO San Diego 2012. L’Assemblée générale exprime sa plus cordiale reconnaissance aux membres du personnel de l’ANSI pour leur coopération avant et pendant la manifestation, qui a grandement facilité le déroulement de la réunion et contribué à son succès.»

Le Président de l’ISO a remis au Trésorier sortant, Julien Pitton, les boutons de manchette ISO en gage de remerciement de l’ISO pour le travail accompli et les services précieux dont il s’est acquitté au cours de son mandat qui a duré de 2008 à 2012.

La Vice-présidente (gestion technique) de l’ISO, Mme Stampfl-Blaha, a remis au Président sortant, Boris Aleshin, les boutons de manchette ISO en gage de remerciement de l’ISO pour ses réalisations en qualité de Président et a prononcé un discours en le remerciant d’avoir dirigé l’Organisation avec enthousiasme dans de nouvelles orientations.

Dans la ligne de force de sa présidence, M. Aleshin a notamment incité l’ISO à chercher comment innover et améliorer le processus d’élaboration des normes, raccourcir les délais d’élaboration tout en offrant des documents de meilleure qualité et en renforçant la pertinence des travaux de l’ISO pour les utilisateurs. Plus important encore, il a contribué à mettre en avant le lien solide et direct qui existe entre l’élaboration et l’utilisation des normes, et l’innovation.

Prochaines Assemblées générales

L’Assemblée générale de l’ISO en 2013 aura lieu à Saint-Pétersbourg, Fédération de Russie, à l’invitation du membre de l’ISO pour le pays, le GOST R. L’AG 2014 se tiendra à Rio de Janeiro, au Brésil, à l’invitation du membre national de l’ISO, l’ABNT.



Join us on Flickr

Découvrez toutes les photos de l'Assemblée générale à San Diego