Le Secrétaire général de l'ISO, Rob Steele, a prononcé un discours devant 340 délégués venus de 106 pays en développement, membres de l'ISO, assister à la 46e réunion du Comité de l'ISO pour les questions relatives aux pays en développement (ISO/DEVCO).
Il a souligné l'importance de la contribution qu'apportent les normes aux économies nationales, au commerce international et, face à des enjeux tels que l'environnement et l'approvisionnement adéquat en eau, à la communauté internationale. M. Steele a déclaré qu'aucun pays n'avait les ressources suffisantes pour participer aux plus de 200 comités de normalisation que compte l'ISO. Cependant, il est possible pour les pays en développement d'identifier les secteurs les plus importants pour leurs économies et de participer aux groupes techniques de l'ISO qui élaborent les normes correspondantes.
M. Steele a passé en revue les efforts déployés par l'ISO pour soutenir ses membres de pays en développement dans la construction et l'amélioration de leurs infrastructures de normalisation. Ces efforts s'inscrivent dans le Plan d'action de l'ISO pour les pays en développement 2011-2015.
L'une des innovations déjà introduites en vertu de ce plan consiste à rapprocher les milieux universitaires des organismes nationaux de normalisation (ONN) pour qu'ils examinent ensemble les modalités de l'intégration des problématiques de la normalisation dans les programmes d'enseignement à tous les niveaux. Dans cet esprit, un premier atelier régional s'est tenu en mai en Indonésie, et d'autres suivront. Ce premier événement coïncidait avec le lancement du répertoire ISO des matériels pédagogiques relatifs à la normalisation.
Autre fait marquant cette année, le développement d'ateliers sur les pratiques de la normalisation. Le premier de la série a eu lieu en juillet en Thaïlande. Au programme figurait la mise à disposition d'un outil d'auto-évaluation permettant aux membres de l'ISO d'évaluer leurs pratiques et de s'engager dans des démarches d'amélioration. L'un des principaux objectifs de ces ateliers est d'aider les participants à élaborer des normes dans le respect des six principes énoncés par l'Organisation mondiale du commerce contre les obstacles techniques au commerce (OTC).
Afin de réaliser les objectifs fixés dans son Plan d'action, l'ISO a également mis sur pied des programmes de formation destinés aux secrétaires des comités techniques de l'ISO (TC) et à leurs équipes d'appui. À cela s'ajoute un cours adressé aux présidents et animateurs des ISO/TC dont la première édition a eu lieu en mai à Genève en Suisse.
Parmi les autres nouveautés figure un cours pour la mise en œuvre des recommandations du Groupe d'évaluation des processus (PEG) du Bureau de gestion technique (TMB) relatives à l'engagement des parties prenantes. Le premier cours sera dispensé pour la première fois en octobre.
L'ISO, en mettant en place toutes ces formations, s'est attachée à adopter une approche plus régionale afin de faciliter la participation aux quatre coins du globe. Cette approche est complétée par le recours aux moyens techniques, qui permettent aux personnes ne pouvant se rendre à l'événement d'y participer à distance.
Ces initiatives sont possibles, non seulement, grâce aux contributions des membres de l'ISO, mais aussi, grâce au financement d'organismes donateurs extérieurs, en particulier l'Agence suédoise de coopération pour le développement international (Sida).
La réunion de l'ISO/DEVCO a ouvert cette semaine de réunions accueillies par l'American National Standards Institute (ANSI), au cours de laquelle se tiendra notamment la 35e Assemblée générale de l'ISO.
