Depuis, avec les améliorations apportées au niveau des réglementations et de la normalisation dans le domaine, la marine marchande est aujourd’hui l’un des moyens de transport les plus sûrs. À l’heure où les technologies évoluent et où le secteur continue de se développer, il reste toujours des aspects à améliorer, comme l’ont montré cette année les accidents tragiques du Costa Concordia, du MV Rabaul Queen et du Shariatpur-1. Le transport maritime étant l’une des industries les plus internationales, il nous faut agir mondialement.
Le numéro d’avril 2012 d’ISO Focus+ montre en quoi l’ISO peut servir de plateforme pour que les enseignements tirés de ces expériences se traduisent en solutions techniques viables qui éviteront de futures catastrophes. Les articles de ce numéro examinent le rôle que jouent les Normes internationales pour aborder les enjeux spécifiques au secteur maritime. Ils mettent l'accent sur certaines des normes de sécurité les plus novatrices et explorent des problématiques émergentes comme la pollution et les préoccupations environnementales, le fléau de la piraterie et les difficultés de la navigation dans les eaux polaires.
La plupart de ces questions relèvent du domaine des travaux du comité technique
ISO/TC 8, Navires et technologie maritime, qui réunit les différentes parties prenantes dans le domaine maritime pour élaborer des solutions pour ce secteur.
Ce numéro d’ISO Focus+ présente un entretien exclusif avec Koji Sekimizu, Secrétaire général de l’Organisation maritime internationale (OMI), l’institution spécialisée des Nations Unies responsable de l’amélioration de la sécurité maritime et de la prévention de la pollution du milieu marin due aux navires.
M. Sekimizu souligne les relations proches entre l’ISO et l’OMI: «L’ISO a toujours travaillé en étroite collaboration avec l’OMI lors des réunions de ses comités et sous-comités, et nous sommes très heureux de ce qu’elle apporte à notre organisation.
Cette relation est un grand atout pour nos deux organisations, et je continuerai à l'encourager, comme l'ont fait mes prédécesseurs. Je suis certain que bien d'autres aspects futurs du travail de l'OMI auront besoin des Normes internationales qu'élabore l'ISO.»

