Ce protocole a été signé par Rob Steele, Secrétaire général de l’ISO, et Alexandros Maratos, Président, Comité de direction de l’OHI.
L’OHI, dont le siège est à Monaco, est l’organisation intergouvernementale qui établit les normes internationales relatives à la cartographie marine et à l’hydrographie. Ses normes sont de plus en plus alignées sur les Normes internationales qu’élabore le comité technique ISO/TC 211.
Le protocole d’accord vise à renforcer la coopération qui lie déjà l’OHI et l’ISO/TC 211, Information géographique/ Géomatique, sur les Normes internationales relatives à la cartographie marine et à l’hydrographie ainsi qu’aux données, produits et services qui s’y rattachent, et à éviter les travaux redondants.
L’ISO/TC 211 et l’OHI pourront ainsi harmoniser leurs programmes de travail respectifs de sorte à bénéficier de la compétence des experts du domaine des deux organisations.
Pour Rob Steele, « l’ISO et l’OHI travaillent déjà en étroite collaboration, et je sais que ce protocole d’accord renforcera les liens entre les deux organisations et aidera le secteur de l’information géographique en harmonisant et en mettant en commun leurs meilleures pratiques. Il fournira également un cadre pour le développement d'applications sectorielles utilisant des données géographiques. »
Les spécifications existantes de l’OHI concernant l’information géographique seront alignées, dans la mesure du possible, sur la série de normes 19100 de l’ISO, où sont normalisés les aspects de description et de management des services d’information géographique.
L’OHI apporte déjà une réelle contribution au travail mené par l’ISO/TC 211, dont le domaine des travaux couvre la normalisation dans le secteur de l'information géographique numérique. Depuis sa création en 1994, l’ISO/TC 211 a déjà élaboré 57 Normes internationales. Ce comité technique poursuit les objectifs généraux suivants :
- Améliorer la compréhension et l’utilisation de l’information géographique
- Accroître la disponibilité, l’accès, l’intégration et le partage de l’information géographique
- Promouvoir une utilisation efficiente, efficace et économique de l’information géographique numérique et des systèmes informatiques (matériels et logiciels) qui y sont associés
- Contribuer à une approche concertée pour aborder les problèmes écologiques mondiaux et humanitaires.
Alexandros Maratos a salué la signature du protocole d’accord en déclarant : « Grâce à ce protocole d’accord, l’information hydrographique sera plus facilement disponible, puisqu’elle sera véhiculée dans des normes internationales communes et bien comprises. Cela signifie que l’information pourra être utilisée pour maximiser les effets et améliorer les résultats en matière de sécurité de navigation, de protection de l’environnement marin et de développement économique mondial en assurant une gestion et une utilisation durables de tous les biens et ressources des mers et des océans du monde. »
Les disciplines de la cartographie et de la géographie, du fait des évolutions technologiques, ont connu individuellement et collectivement d’importants changements au cours des cinquante dernières années. À l’origine, c’était essentiellement la communauté des cartographes et des géographes qui produisait et exploitait les informations géographiques. De nombreuses parties prenantes interviennent désormais sur ce terrain, et ce de plus en plus, en particulier le monde des affaires et les gouvernements. La normalisation s’attache aujourd’hui à favoriser l’innovation et le partage à l’échelon international des nouveaux développements dans ce domaine. La normalisation de l’information géographique facilite l’échange d’informations et de données numériques et d’applications technologiques, permettant ainsi aux entreprises et aux consommateurs d’accéder à des informations localisées sur toutes sortes de dispositifs mobiles. Dans le domaine de l’hydrographie, les cartes électroniques de navigation normalisées établies par les gouvernements couvrent désormais le globe tout entier.
