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Travailler ensemble - Des partenariats pour des résultats positifs

par Achim Steiner, Georg Kell, Mark Halle & Ernst Ligteringen, le
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L’impératif d’une action durable appelle des solutions globales, holistiques et pratiques et, pour les apporter, l’ISO œuvre avec un vaste éventail de parties prenantes, y compris des organisations internationales publiques et privées.

Les comités techniques de l’ISO ont établi des liaisons formelles avec plus de 700 organisations internationales et régionales. Voici les points de vue des dirigeants de quatre organisations internationales travaillant dans le système ISO, qui expliquent les avantages que présentent à leurs yeux les normes ISO. Les exemples illustrent comment les normes ISO servent d’outils dans les trois dimensions du développement durable.

Achim Steiner Achim Steiner
 

Achim Steiner, Directeur exécutif, Programme des Natons Unies pour l'environnement (PNUE)

Les efforts des entreprises et des organisations qui contribuent à une économie verte plus écologique ont évolué au cours des deux dernières décennies et concernent de plus en plus les préoccupations stratégiques courantes des entreprises. Rio+20 sera pour les décideurs l’occasion de prendre acte des changements nécessaires, de motiver un engagement dans ce sens et d’aller rapidement de l’avant. Les normes ISO, en particulier celles de la famille ISO 14000 pour le management environnemental et ISO 26000 pour la responsabilité sociétale, ont été décisives dans l’établissement et la mise en place de ce cadre pour le changement. Le Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE) est fier de collaborer et de travailler en partenariat avec l’ISO.

Malgré tout ce qui a déjà été réalisé, il reste encore à faire. Étant donné que l’essentiel des investissements écologiques devra provenir du secteur privé, il est difficile de stimuler et de renforcer les efforts de ce secteur en matière de développement durable. Le PNUE salue le travail du comité technique ISO/TC 207 dans ce domaine, sur toute la chaîne de valeur, avec les normes relatives à l’empreinte hydrique et à l’empreinte carbone. L’ISO pourrait aussi envisager d’élargir au reporting au niveau organisationnel les travaux qu’elle mène sur les indicateurs de durabilité.

Le PNUE se réjouit de travailler avec l’ISO pour promouvoir l’innovation et les technologies vertes et leur déploiement. L’ISO envisage un projet de norme fondé sur la Métrique commune du carbone développée par l’Initiative Bâtiments durables et climat du PNUE, qui apporterait un soutien supplémentaire pour améliorer l’efficacité énergétique et réduire les émissions de GES dans le secteur du bâtiment. L’engagement des consommateurs et la demande pour des biens et services plus durables seront également des facteurs décisifs et les normes relatives à l’étiquetage des produits pourraient être des éléments d’aide à la décision pour les consommateurs.

Georg Kell Georg Kell
 

Georg Kell, Directeur exécutif, Pacte mondial des Natons Unies

La démarche de développement durable des entreprises, telle que préconisée par le Pacte mondial des Nations Unies et par l’ISO, est la contribution la plus fondamentale des entreprises au développement durable. Seule l’adoption de cadres de valeur universelle permettra d’instaurer des pratiques responsables dans tous les secteurs et les marchés, contribuant ainsi à une économie globale plus durable et inclusive.

L’ISO et le Pacte mondial des Nations Unies partagent la conviction que les organisations doivent mener leur activité d’une manière responsable. ISO 26000 sur la responsabilité sociétale, qui est étroitement alignée sur les principes du Pacte mondial, a donné un nouvel élan aux efforts que nous déployons ensemble pour établir une compréhension commune de la durabilité des entreprises – et de la nécessité de mesurer et de comparer sa mise en œuvre.

Tandis que près de 6 500 entreprises dans plus de 135 pays ont adhéré au Pacte mondial, les lignes directrices fournies par la norme ISO 26000 peuvent guider la démarche d’entreprises encore plus nombreuses sur la voie d’une durabilité plus soutenue. De plus, la portée mondiale de l’ISO aidera à renforcer les capacités pour faire progresser les principes universels dans les entreprises du monde entier, en particulier dans les pays en développement.

Dans les préparatifs en vue du Sommet décisif que sera Rio+20 en juin, il est clair que le développement durable reste un défi de taille. Surmonter les nombreux obstacles systémiques existants – des échecs de la gouvernance aux obsessions à court terme – exigera un effort concerté. La collaboration suivie entre l’ISO et le Pacte mondial est une étape importante dans la bonne direction.

Mark Halle Mark Halle
 

Mark Halle, Directeur, Institut international du développement durable (IIDD)

Nous saluons l’engagement de l’ISO à l’élaboration de «normes pour un monde durable». L’Institut international du développement durable (IIDD) est fier de sa longue collaboration avec l’ISO, de l’élaboration de la famille de normes ISO 14000 sur le management environnemental au début des années 1990 à notre rôle de leadership dans le groupe de travail multipartite pour l’élaboration d’ISO 26000 sur la responsabilité sociétale. La pertinence de cette norme est d’autant plus grande que son processus d’élaboration est celui qui, de toute l’histoire de l’ISO, a fait appel à une multiplicité de parties prenantes inédite.

Les normes apportent les gages de certitude et de légitimité qui attestent les caractéristiques de durabilité de la production et de la consommation. A ce titre, nous accueillons des plus favorablement l’élargissement de la collection de normes dans le domaine du développement durable, qui couvre maintenant le management de l’énergie, la surveillance et le reporting des émissions de gaz à effet de serre, l’estimation des coûts globaux de production et de traitement, les technologies associées aux énergies renouvelables et plus encore.

Nous prenons également note des efforts de l’ISO pour augmenter la transparence et la participation des parties prenantes dans tout le système ISO et en particulier dans les processus d’élaboration des normes. Nous apprécions également les initiatives ciblées dont l’ISO fait preuve depuis longtemps pour solliciter les compétences d’experts des pays en développement. C’est effectivement avec ce mode de raisonnement que l’ISO peut maintenir son image de marque et sa pertinence dans un avenir plus durable.

Ernst Ligteringen Ernst Ligteringen
 

Ernst Ligteringen, Diecteur exécutif, Global Reporting Initiative (GRI)

Avec sa norme ISO 26000 sur la responsabilité sociétale, l’ISO aide les entreprises à améliorer leurs processus et la qualité des compétences en management. ISO 26000 est un excellent outil, qui fournit aux organisations un aperçu clair de la responsabilité sociétale et les aide à comprendre la logique et l’architecture entre les différents points de référence que sont les Principes directeurs de l’OCDE pour les entreprises multinationales, les principes du Pacte mondial et ISO 14000 pour le management environnemental.

Les entreprises ont un fort impact sur le développement durable. En faisant preuve de transparence et en établissant des rapports sur leurs performances dans ce domaine, elles peuvent fonctionner de façon plus responsable et apporter des améliorations. Par ce biais, elles consolident leur viabilité à long terme et renforcent ainsi le marché.

L’ISO et la GRI ont signé un protocole d’accord (MoU) en septembre 2011 pour intensifier leur coopération. La mission de la GRI est de faire en sorte que le reporting relatif au développement durable devienne une pratique courante : en offrant un cadre global pour le reporting, la GRI vise la transparence et l’efficacité pour l’établissement des rapports destinés aux parties prenantes externes à l’entreprise, et pour l’identification en interne des domaines à améliorer. Les organisations peuvent améliorer leurs performances en matière de durabilité en suivant les lignes directrices de l’ISO pour le management et les recommandations de la GRI pour le reporting.

La Conférence des Nations Unies sur le développement durable (Rio+20) est l’occasion de proposer de faire du reporting développement durable une pratique usuelle. La GRI appelle les États membres de l’ONU à s’engager en établissant un cadre politique mondial qui exigera de toutes les sociétés cotées en bourse et de toutes les grandes entreprises privées qu’elles examinent les questions de durabilité et intègrent le dossier des données relatives à la durabilité dans le cycle d’établissement des rapports, les rapports annuels et la comptabilité – ou expliquent pourquoi elles ne le font pas.

Il est temps pour les entreprises et les organismes de réglementation de faire preuve de dynamisme et de transparence – pour l’humanité, la planète et notre avenir durable.