Autrefois simplement considérées comme un mode de transport, les voitures sont désormais perçues par de nombreux consommateurs comme un élément essentiel de leur quotidien. Elles ont évolué pour tenir compte de la complexité des modes de vie modernes, en répondant à nos besoins et attentes en termes de confort, de commodité, d’écologie, de sécurité et d’info-divertissement, quand nous prenons la route.
Mieux informés et plus avisés que jamais, les acheteurs de véhicules demandent aujourd’hui davantage d’accessoires, une amélioration de la qualité, une plus grande économie et un meilleur rapport qualité-prix. Les constructeurs automobiles mondiaux doivent relever une tâche complexe : répondre à ces exigences croissantes des consommateurs, et générer des ventes et des bénéfices au sein de marchés compétitifs et dans un contexte économique difficile.
Technologie et coopération
Ces tendances ont été sources d’opportunités et de défis pour les constructeurs automobiles. À mon sens, la meilleure stratégie pour Kia Motors consiste à innover et développer des technologies de pointe tout en établissant des partenariats avec d’autres fabricants automobiles.
Dans cette logique de coopération, je propose une normalisation internationale beaucoup plus poussée dans le domaine automobile. Il faudra pour cela mettre en commun les efforts de tous les acteurs et opérer une révolution complète de ce secteur si l’on veut obtenir une adoption uniforme des certifications et des nouvelles normes technologiques. Une telle démarche offrirait de grands avantages alors que, précisément, le Japon, l’Europe, les États-Unis et d’autres marchés utilisent à l’heure actuelle leurs propres critères de mesure sectoriels dans les domaines de la sécurité et de l’environnement.
Chez Kia, nous pensons que tous les acteurs du secteur devraient rejoindre et soutenir activement le Forum mondial de l’harmonisation des Règlements concernant les véhicules (WP 29) organisé par la Commission économique pour l’Europe des Nations Unies (CEE-ONU). Ce groupe passe en revue les aspects techniques et juridiques de la certification automobile en matière d’émissions de gaz polluants, d’usage énergétique, de sécurité en cas de collision, de systèmes d’éclairage, de transmission, de freinage, de bruit, de sécurité générale et de réglementation technique globale.
Un besoin de l’industrie
La question de la diversité des Normes internationales s’applique aussi aux véhicules électriques (VE). En juin 2011, la Corée du Sud a introduit sa propre normalisation nationale relative aux modes de recharge des voitures électriques. Dans le même temps, le Japon, les États-Unis et l’Europe suivent leurs propres normes «locales».
Cependant, si nous parvenons à établir des Normes internationales viables, les futurs utilisateurs de VE pourront accéder facilement aux bornes et installations de recharge et oublier la peur du «manque d’autonomie» – autrement dit, la crainte de tomber en panne avant d’être parvenus à destination.
Deux autres domaines importants appellent l’adoption de Normes internationales globales: les technologies intelligentes et le recyclage.
Dans une optique de commodité et de sécurité pour les consommateurs, les constructeurs automobiles devraient envisager l’introduction de Normes internationales communes pour les «technologies automobiles intelligentes», englobant les systèmes de navigation et d’info-divertissement, afin d’en faciliter l’intégration et le déploiement rentable. Ils doivent également diriger leurs efforts et leurs fonds vers la création de Normes internationales pour le recyclage des ressources automobiles en vue de contribuer à la réduction des émissions de gaz à effet de serre.
Pourquoi nous devons agir
Kia veut introduire de nouveaux modèles qui séduisent les consommateurs dans le monde entier, tout en aidant à réduire l’impact de la fabrication et de la possession de véhicules sur l’environnement. Parmi les éléments essentiels de notre mobilisation toujours plus grande en faveur de la responsabilité sociétale et environnementale, nous renforçons notre coopération industrielle et appuyons activement l’adoption d’une large gamme de normes mondiales.
Dans la mesure où l’on trouve des voitures dans tous les pays du monde, les Normes internationales sont à la fois bénéfiques et nécessaires. Dans le secteur automobile, les efforts de normalisation se concentrent sur les activités de l’ISO.
Les Normes internationales ouvrent, à Audi, le marché mondial des fournisseurs. Les composants normalisés comme, par exemple, les interfaces de fixation ISOFIX de sièges pour enfants, permettent à nos clients de bénéficier d’une valeur ajoutée remarquable.
La sécurité est une préoccupation importante dans le secteur automobile et chez Audi, nous nous attachons en permanence à renforcer la sécurité de nos voitures. Outre les exigences imposées par la réglementation, plusieurs Normes internationales contribuent à améliorer la sécurité pour les occupants de véhicules et les autres usagers de la route. Avec des normes de sécurité acceptées dans le monde entier, il est moins nécessaire d’établir d’autres réglementations.
Pour garantir leur acceptation mondiale, les Normes internationales doivent suivre et se conformer à un processus consensuel international.
Les nouvelles technologies d’e-mobilité exigent l’établissement de nouvelles normes dans des délais très brefs. Une telle urgence est également vérifiable pour les protocoles de communication, le stockage d’énergie, les réseaux à haute tension, la gestion thermique et quelques autres domaines intéressant le secteur automobile.
Du fait de la convergence technologique entre systèmes mécaniques et électriques/ électroniques, il est de plus en plus difficile de déterminer un seul comité responsable pour la normalisation d’un nouveau sujet. L’ISO, la Commission électrotechnique internationale (CEI) et l’Union internationale des télécommunications (UIT) doivent renforcer leur coopération pour proposer à l’industrie des solutions globales concertées.
Nous pensons que l’initiative du Conseil économique transatlantique a déjà amélioré les comportements. À titre d’exemple, signalons que les organismes de normalisation en Europe et aux États-Unis envisagent en ce moment des démarches communes et organiseront une réunion transatlantique sur l’e-mobilité début 2012.
Une masse critique de constructeurs automobiles s’est déjà accordée sur une approche commune en matière de recharge des véhicules électriques en Europe et aux États-Unis. Cela permettra de simplifier la fabrication pour les constructeurs, d’accélérer l’installation de systèmes communs au niveau international, et surtout, de faciliter la pratique des propriétaires de véhicules électriques.
Si la production de normes ISO fait certainement appel à certaines ressources de l’industrie, les avantages l’emportent de loin sur les coûts.
